Paroles de la chanson Note 26 : Meilleure suite par
J'bois la bouteille, j'ai des relents, oh non
J'ai recompté les montants sous la grisaille
Ma chérie j'ai plus ton temps
Mon cœur est vide, mais c'était le prix à payer pour tous mes ice (ice, ice)
Cœur de glace, j'ai vécu que des drames
J'ai bu un flash, j'ai des flashs dans un tram
Elle veut un sac de diamants, que des folies
Moi, j'voulais un micro pour m'défouler
C'est la misère à la dar'
J'ai grandi dans l'angoisse
Moi, j'sais qu'elle a suivi tous mes pas
Non, j'me bousille fort, j'faix des hallu' la nuit, qu'j'assume pas devant toi
On fait d'un rien un tout, mais la putain d'sa mère, j'ai la facette noire
J'ai recompté les montants sous la grisaille
Ma chérie j'ai plus ton temps
Mon cœur est vide, mais c'était le prix à payer pour tous mes ice (ice, ice)
Cœur de glace, j'ai vécu que des drames
J'ai bu un flash, j'ai des flashs dans un tram
Elle veut un sac de diamants, que des folies
Moi, j'voulais un micro pour m'défouler
C'est la misère à la dar'
J'ai grandi dans l'angoisse
Moi, j'sais qu'elle a suivi tous mes pas
Non, j'me bousille fort, j'faix des hallu' la nuit, qu'j'assume pas devant toi
On fait d'un rien un tout, mais la putain d'sa mère, j'ai la facette noire
Avec un condé
C'est quoi la vie si j'arrête pas d'compter ?
J'arrête pas d'contrer
[J'sais pas qui veut me voir tomber?]
Là, j'me bousille fort
J'm'endors à côté d'un sheitan
Y a bien trop d'alliés qu'j'ai dû ban'
Mais ensuite, en vrai, j'ai du bol
Sont bizarres, veulent me faire du shroll
J'm'endors à côté d'un sheitan
Y a bien trop d'alliés qu'j'ai dû ban'
Mais ensuite, en vrai, j'ai du bol
Sont bizarres, veulent me faire du shroll
Pour retourner à la dar', hein, toujours dans des lères-ga
C'est quoi la vie si j'arrête pas d'compter ?
J'arrête pas d'contrer
[J'sais pas qui veut me voir tomber?]
Là, j'me bousille fort
J'm'endors à côté d'un sheitan
Y a bien trop d'alliés qu'j'ai dû ban'
Mais ensuite, en vrai, j'ai du bol
Sont bizarres, veulent me faire du shroll
J'm'endors à côté d'un sheitan
Y a bien trop d'alliés qu'j'ai dû ban'
Mais ensuite, en vrai, j'ai du bol
Sont bizarres, veulent me faire du shroll
Pour retourner à la dar', hein, toujours dans des lères-ga
C'est vrai t'es douce, mais ma belle, là t'as l'air mal
J'pourrais pas t'sauver, j'sais même pas comment aller mieux
En voyant ma vie de loin, on pourrait penser qu'c'est la mieux
Mais j'ai pas trouvé l'remède
Pourtant j'ai passé l'année à courir, profite des choses que t'aimes, moi les miennes c'est que des souvenirs
Au stade où j'suis, y a que des trous d'shit, j'pète un Gucci, j'm'en suis lassé en moins d'une semaine
En moins d'une semaine
Un pochon sous mes deux semelles
Faut qu'je chante, mais t'imagines pas comment j'me shoote pour un son destiné à R
J'dessinais ses formes
J'pourrais pas t'sauver, j'sais même pas comment aller mieux
En voyant ma vie de loin, on pourrait penser qu'c'est la mieux
Mais j'ai pas trouvé l'remède
Pourtant j'ai passé l'année à courir, profite des choses que t'aimes, moi les miennes c'est que des souvenirs
Au stade où j'suis, y a que des trous d'shit, j'pète un Gucci, j'm'en suis lassé en moins d'une semaine
En moins d'une semaine
Un pochon sous mes deux semelles
Faut qu'je chante, mais t'imagines pas comment j'me shoote pour un son destiné à R
J'dessinais ses formes
Connais, j'suis un homme
J'peux pas renvoyer un message, j'préfère chialer mes sons défoncé sur scène
Oh non
J'ai recompté les montants sous la grisaille
Ma chérie j'ai plus ton temps
Mon cœur est vide, mais c'était le prix à payer pour tous mes ice (ice, ice)
Cœur de glace, j'ai vécu que des drames
J'ai bu un flash, j'ai des flashs dans un tram
Elle veut un sac de diamants, que des folies
Moi, j'voulais un micro pour m'défouler
J'm'endors à côté d'un sheitan
Y a bien trop d'alliés qu'j'ai dû ban'
Mais ensuite, en vrai, j'ai du bol
Sont bizarres, veulent me faire du shroll
J'peux pas renvoyer un message, j'préfère chialer mes sons défoncé sur scène
Oh non
J'ai recompté les montants sous la grisaille
Ma chérie j'ai plus ton temps
Mon cœur est vide, mais c'était le prix à payer pour tous mes ice (ice, ice)
Cœur de glace, j'ai vécu que des drames
J'ai bu un flash, j'ai des flashs dans un tram
Elle veut un sac de diamants, que des folies
Moi, j'voulais un micro pour m'défouler
J'm'endors à côté d'un sheitan
Y a bien trop d'alliés qu'j'ai dû ban'
Mais ensuite, en vrai, j'ai du bol
Sont bizarres, veulent me faire du shroll
J'm'endors à côté d'un sheitan
Y a bien trop d'alliés qu'j'ai dû ban'
Mais ensuite, en vrai, j'ai du bol
Sont bizarres, veulent me faire du shroll
(Pour retourner à la dar', hein, toujours dans des lères-ga)
(C'est vrai t'es douce, mais ma belle, là t'as l'air mal)
(J'pourrais pas t'sauver, j'sais même pas comment aller mieux)
(En voyant ma vie de loin, on pourrait penser qu'c'est la mieux)
(Mais j'ai pas trouvé l'remède)
Que racontent les paroles de la chanson Note 26 : Meilleure suite de Klem Schen ?
Une bouteille, un tram, et des comptes qui ne tombent jamais juste
Il y a quelque chose de très particulier dans la façon dont "Note 26 : Meilleure suite" commence. Pas d'intro progressive, pas de mise en scène — on arrive directement dans une tête qui tourne, avec des relents d'alcool, une grisaille dehors, et des chiffres recomptés pour la énième fois. Klem Schen ne construit pas une ambiance, il nous jette dedans. On est dans le tram avec lui, les flashs dans les yeux, le cœur vide mais les poches pas forcément vides.
Quand avoir ne suffit plus à être
Ce qui rend ce texte attachant, c'est qu'il ne choisit pas entre la plainte et la fierté. Il y a du Gucci, il y a des ice, il y a une vie qui de loin "pourrait passer pour la mieux" — et pourtant tout ça sonne creux. Le Gucci pété, lâché "en moins d'une semaine". Les diamants que l'autre réclame alors que lui ne voulait qu'un micro. Ce n'est pas du mépris pour le matériel, c'est plutôt l'aveu tranquille que l'accumulation n'a pas rempli ce qu'elle était censée remplir. Il y a dans ce disque une mélancolie très contemporaine, celle de la génération qui a obtenu des choses et qui se retrouve quand même les mains vides côté émotions.
La scène comme dernier refuge
Le moment le plus fort arrive presque en passant, glissé entre deux images : "Je préfère chialer mes sons défoncé sur scène". Une phrase qui dit tout sur le rapport de Klem Schen à la musique — pas un métier, pas une carrière, un endroit où les émotions peuvent enfin sortir, même dans un état approximatif, même en larmes. Le refrain qui revient sur le "sheitan" endormi à ses côtés et les alliés bannis un par un raconte cette solitude de fond, ce nettoyage progressif des faux proches qui laisse finalement assez seul. "J'ai du bol" dit-il, mais le ton n'a rien d'un soulagement.
Klem Schen termine là où il a commencé, sur les mêmes images, les mêmes comptes, la même grisaille. Pas de sortie de crise, pas de lumière au bout. Juste la répétition, et quelque part dans cette répétition, une forme d'honnêteté brute qui tient lieu de catharsis.
Il y a quelque chose de très particulier dans la façon dont "Note 26 : Meilleure suite" commence. Pas d'intro progressive, pas de mise en scène — on arrive directement dans une tête qui tourne, avec des relents d'alcool, une grisaille dehors, et des chiffres recomptés pour la énième fois. Klem Schen ne construit pas une ambiance, il nous jette dedans. On est dans le tram avec lui, les flashs dans les yeux, le cœur vide mais les poches pas forcément vides.
Quand avoir ne suffit plus à être
Ce qui rend ce texte attachant, c'est qu'il ne choisit pas entre la plainte et la fierté. Il y a du Gucci, il y a des ice, il y a une vie qui de loin "pourrait passer pour la mieux" — et pourtant tout ça sonne creux. Le Gucci pété, lâché "en moins d'une semaine". Les diamants que l'autre réclame alors que lui ne voulait qu'un micro. Ce n'est pas du mépris pour le matériel, c'est plutôt l'aveu tranquille que l'accumulation n'a pas rempli ce qu'elle était censée remplir. Il y a dans ce disque une mélancolie très contemporaine, celle de la génération qui a obtenu des choses et qui se retrouve quand même les mains vides côté émotions.
La scène comme dernier refuge
Le moment le plus fort arrive presque en passant, glissé entre deux images : "Je préfère chialer mes sons défoncé sur scène". Une phrase qui dit tout sur le rapport de Klem Schen à la musique — pas un métier, pas une carrière, un endroit où les émotions peuvent enfin sortir, même dans un état approximatif, même en larmes. Le refrain qui revient sur le "sheitan" endormi à ses côtés et les alliés bannis un par un raconte cette solitude de fond, ce nettoyage progressif des faux proches qui laisse finalement assez seul. "J'ai du bol" dit-il, mais le ton n'a rien d'un soulagement.
Klem Schen termine là où il a commencé, sur les mêmes images, les mêmes comptes, la même grisaille. Pas de sortie de crise, pas de lumière au bout. Juste la répétition, et quelque part dans cette répétition, une forme d'honnêteté brute qui tient lieu de catharsis.