Paroles de la chanson Note 15 : Sans la triche par
Hier j'ai fait un rêve, j'faisais 20kg d'moins
J'voyais mon père au loin
J'voyais mon père au moins
J'regarde tout c'qu'il me reste à part des restaurants
A part des sapes de luxes que j'vais donner quand j'suis bourré aux gens
Y a plus grand chose qui peut m'animer
J'me tape un rein d'me faire un nom, d'me faire admirer
Moi j'baise le monde et j'prends ma Sacem
Tu peux tirer dans l'cœur t'façon il est déjà troué
Y a que la drogue qui peut nous faire oublier l'démon
Le cœur est froid et il est froid et c'est infernal
J'voyais mon père au loin
J'voyais mon père au moins
J'regarde tout c'qu'il me reste à part des restaurants
A part des sapes de luxes que j'vais donner quand j'suis bourré aux gens
Y a plus grand chose qui peut m'animer
J'me tape un rein d'me faire un nom, d'me faire admirer
Moi j'baise le monde et j'prends ma Sacem
Tu peux tirer dans l'cœur t'façon il est déjà troué
Y a que la drogue qui peut nous faire oublier l'démon
Le cœur est froid et il est froid et c'est infernal
Ma belle j'ai peur de faire mal
Comprends moi si j'm'enferme seul
Tu peux pas m'demander d'changer j'peux pas changer c'est comme ça
C'est comme ça et c'est oi-m
J'vois qu'des poussières d'étoiles
J'ai grandi dans un endroit bre-som
La famille s'immole
Elle m'a donné un décor noir depuis j'imagine mal
Refaire ma vie ailleurs
La j'vis ailleurs comme si j'étais pas né là
Tu m'étonnes j'parais naze téma les cernes dans l'clip
Y a pas d'maquilleuse, pas de DA, c'est Klem sans d'la triche
Encore ce soir j'regarde les étoiles comme un tour d'magie
Comprends moi si j'm'enferme seul
Tu peux pas m'demander d'changer j'peux pas changer c'est comme ça
C'est comme ça et c'est oi-m
J'vois qu'des poussières d'étoiles
J'ai grandi dans un endroit bre-som
La famille s'immole
Elle m'a donné un décor noir depuis j'imagine mal
Refaire ma vie ailleurs
La j'vis ailleurs comme si j'étais pas né là
Tu m'étonnes j'parais naze téma les cernes dans l'clip
Y a pas d'maquilleuse, pas de DA, c'est Klem sans d'la triche
Encore ce soir j'regarde les étoiles comme un tour d'magie
J'le vois sans la maladie, j'le vois comme en 2010
J'suis qu'un enfant malade j'veux jamais être un adulte
Si tu m'trahis une fois j'te snap c'est dans ma nature
J'ai v'la les pinceaux en main j'ai pas fait ma peinture
La c'est l'pain dur qui m'a fait donner autant
J'attends pas, j'attends pas l'contrat qu'ils m'ont tendu
J'ai tous les vices collés à mon âme comme une sangsue
J'veux plus d'relation nan
Si c'est pour finir seul et sans fric
J'finis seul et plein d'fric
A plus savoir quoi en faire
J'ai ni l'cœur ni la tête vient dans ma tête gros c'est un enfer
J'suis qu'un enfant malade j'veux jamais être un adulte
Si tu m'trahis une fois j'te snap c'est dans ma nature
J'ai v'la les pinceaux en main j'ai pas fait ma peinture
La c'est l'pain dur qui m'a fait donner autant
J'attends pas, j'attends pas l'contrat qu'ils m'ont tendu
J'ai tous les vices collés à mon âme comme une sangsue
J'veux plus d'relation nan
Si c'est pour finir seul et sans fric
J'finis seul et plein d'fric
A plus savoir quoi en faire
J'ai ni l'cœur ni la tête vient dans ma tête gros c'est un enfer
J'ai pas fermé les yeux j'vois des choses que j'aurais jamais voulu
A chaque concert j'suis bourré, mort mais j'ai pas l'choix j'enchaîne
J'ai jamais eu l'choix donc j'enchaîne
J'regarde mon père j'pleure sur son cancer
L'bonheur est pas là, 7 ans qu'j'le cherche
J'veux cracher ma rage dans un concert
J'ai senti l'mensonge dans ses "je t'aime"
Mais j'dois être fort et c'est impossible de
Noyé dans des drogues comme j'le fais depuis qu'j'ai donné pour eux
Désolé maman j'sais que tu t'inquiètes quand tu vois l'fils
J'voulais juste tout faire pour amener l'bonheur à la fratrie
Encore ce soir j'suis pas là
A chaque concert j'suis bourré, mort mais j'ai pas l'choix j'enchaîne
J'ai jamais eu l'choix donc j'enchaîne
J'regarde mon père j'pleure sur son cancer
L'bonheur est pas là, 7 ans qu'j'le cherche
J'veux cracher ma rage dans un concert
J'ai senti l'mensonge dans ses "je t'aime"
Mais j'dois être fort et c'est impossible de
Noyé dans des drogues comme j'le fais depuis qu'j'ai donné pour eux
Désolé maman j'sais que tu t'inquiètes quand tu vois l'fils
J'voulais juste tout faire pour amener l'bonheur à la fratrie
Encore ce soir j'suis pas là
Nan j'suis pas là
J'fais couler du vin rouge sur un tapis
J'écris sur toi
A quel point tu m'salis
A quel point t'inverses l'erreur sur moi
J'me suis dit qu't'allais sûrement, sauver nos anges
Mais t'as préféré partir, m'oublier
C'est facile de tout nier
Moins facile de t'oublier
Mais j'sais qu'le destin est lié
J'vais mal
J'fais couler du vin rouge sur un tapis
J'écris sur toi
A quel point tu m'salis
A quel point t'inverses l'erreur sur moi
J'me suis dit qu't'allais sûrement, sauver nos anges
Mais t'as préféré partir, m'oublier
C'est facile de tout nier
Moins facile de t'oublier
Mais j'sais qu'le destin est lié
J'vais mal
Que racontent les paroles de la chanson Note 15 : Sans la triche de Klem Schen ?
Trois heures du matin, les étoiles et un tapis taché de vin
Il y a des chansons qui ressemblent à des pages arrachées d'un carnet qu'on n'aurait jamais dû montrer à personne. "Note 15 : Sans la triche" est de celles-là. Klem Schen commence par un rêve — il avait perdu vingt kilos, et dans ce corps allégé, il voyait son père. Pas "au loin" seulement, mais "au moins" : le mot glisse, et dans cette glissade, toute une vie de manque.
On entre dans le morceau comme on entre dans une chambre d'hôtel après un concert : tout est épars, les vêtements de luxe qu'il donne aux inconnus quand il est ivre, le cœur déjà troué avant que quiconque puisse tirer dedans, la drogue comme seule trêve contre quelque chose qu'il appelle "le démon". Il n'essaie pas d'arranger le tableau. Les cernes sont visibles dans le clip parce qu'il n'y a pas de maquilleuse — c'est Klem, sans la triche, comme le titre le promet.
Un enfant qui regarde les étoiles
Ce qui traverse tout le texte, c'est une enfance qui ne veut pas lâcher. "J'suis qu'un enfant malade j'veux jamais être un adulte" — cette phrase dit quelque chose de très précis sur le rapport au temps dans le rap introspectif : grandir, c'est accepter les pertes, et lui refuse cette comptabilité-là. Il préfère voir son père sans la maladie, comme en 2010, avant que le cancer s'installe. Le présent est trop lourd, alors il vit dans les interstices — les rêves, les souvenirs, les nuits où il regarde les étoiles comme un tour de magie.
La seconde partie du morceau opère un glissement. La nuit avance, le vin coule, et une autre figure apparaît : quelqu'un qui est parti, qui a préféré nier plutôt que rester. Klem écrit sur cette personne, sur "à quel point tu m'salis", sur les "je t'aime" où il a senti le mensonge. Ce n'est plus un bilan, c'est une lettre non envoyée. Et les trois derniers mots — "j'vais mal" — tombent sans filet, sans métaphore, sans rien pour amortir.
Il y a dans cette chanson une loyauté étrange envers la douleur. Pas de résolution, pas de lumière au bout du tunnel. Juste quelqu'un qui tient le stylo, qui écrit sur le tapis taché, et qui choisit de ne pas mentir.
Il y a des chansons qui ressemblent à des pages arrachées d'un carnet qu'on n'aurait jamais dû montrer à personne. "Note 15 : Sans la triche" est de celles-là. Klem Schen commence par un rêve — il avait perdu vingt kilos, et dans ce corps allégé, il voyait son père. Pas "au loin" seulement, mais "au moins" : le mot glisse, et dans cette glissade, toute une vie de manque.
On entre dans le morceau comme on entre dans une chambre d'hôtel après un concert : tout est épars, les vêtements de luxe qu'il donne aux inconnus quand il est ivre, le cœur déjà troué avant que quiconque puisse tirer dedans, la drogue comme seule trêve contre quelque chose qu'il appelle "le démon". Il n'essaie pas d'arranger le tableau. Les cernes sont visibles dans le clip parce qu'il n'y a pas de maquilleuse — c'est Klem, sans la triche, comme le titre le promet.
Un enfant qui regarde les étoiles
Ce qui traverse tout le texte, c'est une enfance qui ne veut pas lâcher. "J'suis qu'un enfant malade j'veux jamais être un adulte" — cette phrase dit quelque chose de très précis sur le rapport au temps dans le rap introspectif : grandir, c'est accepter les pertes, et lui refuse cette comptabilité-là. Il préfère voir son père sans la maladie, comme en 2010, avant que le cancer s'installe. Le présent est trop lourd, alors il vit dans les interstices — les rêves, les souvenirs, les nuits où il regarde les étoiles comme un tour de magie.
La seconde partie du morceau opère un glissement. La nuit avance, le vin coule, et une autre figure apparaît : quelqu'un qui est parti, qui a préféré nier plutôt que rester. Klem écrit sur cette personne, sur "à quel point tu m'salis", sur les "je t'aime" où il a senti le mensonge. Ce n'est plus un bilan, c'est une lettre non envoyée. Et les trois derniers mots — "j'vais mal" — tombent sans filet, sans métaphore, sans rien pour amortir.
Il y a dans cette chanson une loyauté étrange envers la douleur. Pas de résolution, pas de lumière au bout du tunnel. Juste quelqu'un qui tient le stylo, qui écrit sur le tapis taché, et qui choisit de ne pas mentir.