Paroles de la chanson Postales desde el Fin del Mundo par
Raros son los tiempos
Cuando nada marcha mal
Se desluce hasta lo más bueno
Y así, sin solicitud
Te apareces tú
Cuando la tristeza me saque a bailar
O cuando vea a los ojos a la soledad
En todas partes te reflejarás
Te veo al azar
Cuando empuje fuerte mi zona lumbar
Cuando tenga su lengua en mi paladar
Que no seas tú es mi espiral
Desciendo un poco más
Desciendo un poco más
Cuando nada marcha mal
Se desluce hasta lo más bueno
Y así, sin solicitud
Te apareces tú
Cuando la tristeza me saque a bailar
O cuando vea a los ojos a la soledad
En todas partes te reflejarás
Te veo al azar
Cuando empuje fuerte mi zona lumbar
Cuando tenga su lengua en mi paladar
Que no seas tú es mi espiral
Desciendo un poco más
Desciendo un poco más
Este es mi castigo
Para siempre decidí
Más no lo planeé así
Siempre que apago la luz
Te apareces tú
Cuando esté de vago en otra ciudad
Cuando me vea al espejo al despertar
En todas partes te reflejarás
Te veo al azar
Cuando "una vez" se convierte en "un par"
O cuando una "por mientras" la haga formal
Que no seas tú es mi espiral
Desciendo más
Cuando una nueva esté en mi sofá
Cuando esté rondando con otra el mar
En todas partes te aparecerás
Te veo alzar
Para siempre decidí
Más no lo planeé así
Siempre que apago la luz
Te apareces tú
Cuando esté de vago en otra ciudad
Cuando me vea al espejo al despertar
En todas partes te reflejarás
Te veo al azar
Cuando "una vez" se convierte en "un par"
O cuando una "por mientras" la haga formal
Que no seas tú es mi espiral
Desciendo más
Cuando una nueva esté en mi sofá
Cuando esté rondando con otra el mar
En todas partes te aparecerás
Te veo alzar
Cuando venza el miedo y me sienta capaz
De arrodillarme ante otra mitad
Que no seas tú, es mi espiral
Desciendo un poco más
Desciendo un poco más
Desciendo un poco más
De arrodillarme ante otra mitad
Que no seas tú, es mi espiral
Desciendo un poco más
Desciendo un poco más
Desciendo un poco más
Que racontent les paroles de la chanson Postales desde el Fin del Mundo de José Madero ?
Quand l'absence prend toutes les formes
Il y a des chansons qui décrivent une rupture, et il y a celles qui décrivent ce qui vient après — le long après, celui où on croit avoir tourné la page et où la page revient se coller contre le visage. « Postales desde el Fin del Mundo » appartient à cette deuxième catégorie. José Madero n'écrit pas une lettre d'amour. Il écrit depuis un endroit où l'amour a laissé un trou en forme de personne, et où chaque recoin de la vie ordinaire finit par s'y engouffrer.
Une géographie de l'absence
Le narrateur essaie de bouger. Il part dans d'autres villes, cherche d'autres présences, d'autres peaux, d'autres matins. Mais « cuando esté de vago en otra ciudad » (quand je traînerai dans une autre ville), le visage revient. Quand une aventure d'un soir devient deux, quand une fille « provisoire » commence à ressembler à quelque chose de réel — c'est là que la chute reprend. Pas parce que ces moments sont mauvais, mais précisément parce qu'ils révèlent, par contraste, ce qui manque encore.
Madero a ce talent particulier de rendre la douleur très concrète sans jamais la mélodramatiser. Pas de grandes déclarations. Juste « siempre que apago la luz / te apareces tú » (chaque fois que j'éteins la lumière, tu apparais) — l'obscurité comme condition d'apparition, le sommeil refusé, la nuit complice d'un fantôme.
Descendre, encore
Ce que la chanson refuse de faire, c'est de promettre une sortie. La spirale — « desciendo un poco más », répété jusqu'à se dissoudre dans le silence — n'est pas un cri dramatique. C'est presque une constatation calme, presque résignée, d'un homme qui a compris que ce châtiment-là, il se l'est infligé lui-même sans vraiment le vouloir. Et peut-être sans vraiment vouloir en guérir non plus. C'est là que réside toute la profondeur troublante de ce texte : dans l'ambiguïté entre souffrance et attachement à cette souffrance.
Il y a des chansons qui décrivent une rupture, et il y a celles qui décrivent ce qui vient après — le long après, celui où on croit avoir tourné la page et où la page revient se coller contre le visage. « Postales desde el Fin del Mundo » appartient à cette deuxième catégorie. José Madero n'écrit pas une lettre d'amour. Il écrit depuis un endroit où l'amour a laissé un trou en forme de personne, et où chaque recoin de la vie ordinaire finit par s'y engouffrer.
Une géographie de l'absence
Le narrateur essaie de bouger. Il part dans d'autres villes, cherche d'autres présences, d'autres peaux, d'autres matins. Mais « cuando esté de vago en otra ciudad » (quand je traînerai dans une autre ville), le visage revient. Quand une aventure d'un soir devient deux, quand une fille « provisoire » commence à ressembler à quelque chose de réel — c'est là que la chute reprend. Pas parce que ces moments sont mauvais, mais précisément parce qu'ils révèlent, par contraste, ce qui manque encore.
Madero a ce talent particulier de rendre la douleur très concrète sans jamais la mélodramatiser. Pas de grandes déclarations. Juste « siempre que apago la luz / te apareces tú » (chaque fois que j'éteins la lumière, tu apparais) — l'obscurité comme condition d'apparition, le sommeil refusé, la nuit complice d'un fantôme.
Descendre, encore
Ce que la chanson refuse de faire, c'est de promettre une sortie. La spirale — « desciendo un poco más », répété jusqu'à se dissoudre dans le silence — n'est pas un cri dramatique. C'est presque une constatation calme, presque résignée, d'un homme qui a compris que ce châtiment-là, il se l'est infligé lui-même sans vraiment le vouloir. Et peut-être sans vraiment vouloir en guérir non plus. C'est là que réside toute la profondeur troublante de ce texte : dans l'ambiguïté entre souffrance et attachement à cette souffrance.