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Paroles de la chanson L'encre De Tes Yeux par Francis Cabrel

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Auteur :
Francis Cabrel
Compositeur :
Francis Cabrel
Éditeur :
Warner Chappell Music France, Les Editions 31

Paroles de Francis CABREL
Musique de Francis CABREL
© WARNER CHAPPELL MUSIC FRANCE, LES EDITIONS 31 - 1980

Paroles de la chanson L'encre De Tes Yeux par

Puisqu'on ne vivra jamais tout les deux
Puisqu'on est fou, puisqu'on est seul
Puisqu'ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux

J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux

Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes
A trop vouloir te regarder
J'en oubliais les miennes
On rêvait de Venise et de liberté

J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
C'est ton sourire qui me l'a dicté

Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves
Tu viendras toujours du côté
Où le soleil se lève
Et si malgré ça j'arrive à t'oublier
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Aura longtemps le parfum des regrets

Mais puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu'on est fou, puisqu'on est seul
Puisqu'ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux

Que racontent les paroles de la chanson L'encre De Tes Yeux de Francis Cabrel ?

Ce qu'on n'a jamais pu se dire

Il y a des amours qui n'ont jamais lieu mais qui occupent toute la place. Celles dont on ne parle pas, que l'on range soigneusement derrière les convenances, les engagements pris ailleurs, les regards des autres. "L'encre de tes yeux" est une chanson pour ces amours-là — discrète, retenue, et pourtant traversée d'une intensité qui ne s'atténue pas.

Francis Cabrel commence par énoncer les raisons pour lesquelles tout cela est impossible. La folie, la solitude, le nombre — "ils sont si nombreux" — et cette morale qui, implacable, parle toujours pour ceux qui restent dans le rang. On pourrait croire que la chanson va s'arrêter là, capituler. Mais c'est exactement l'inverse qui se produit. Ce "j'aimerais quand même te dire" qui revient en refrain, ce "quand même" têtu et doux, c'est toute la résistance de l'amour face à l'ordre établi.

Venise et les chaînes

Il y a un moment particulièrement beau dans le deuxième couplet : l'aveu que lui non plus ne voyait pas ses propres chaînes, trop absorbé par celles qu'elle portait. Ils étaient prisonniers tous les deux, rêvant ensemble d'une Venise qui ne viendrait pas, d'une liberté que ni l'un ni l'autre ne pouvait vraiment atteindre. Cette complicité dans l'enfermement est peut-être ce qu'il y a de plus émouvant dans la chanson — l'idée que l'amour impossible unit davantage que ne séparent les obstacles.

L'encre et le parfum du temps

Cabrel confie quelque chose d'étrange et de précieux : tout ce qu'il a écrit vient d'elle. De ses yeux, de son sourire qui lui dictait les mots. La femme aimée n'est pas seulement une muse abstraite — elle est la substance même de l'œuvre, son encre, sa source. Et même si l'oubli finit par arriver — et le conditionnel laisse entendre qu'il n'en est pas sûr — les mots garderont longtemps "le parfum des regrets". Une belle façon de dire que certaines personnes ne vous quittent jamais vraiment, même quand tout le monde vous assure qu'elles le devraient.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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