Paroles de la chanson Jackie Down The Line (traduction) par
Do do do
La la la
Mon amie Sally dit qu'elle te connaît
Elle a un point de vue bien particulier
Elle dit que tu t'en es tiré avec le meurtre
Peut-être une fois, peut-être deux
Quelque chose se passe le matin
Quand je ne vois plus ces yeux qui faiblissent
Je ne trouve pas un bon mot pour toi
Ça t'étonne vraiment ?
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je t'userai à la longue
Je te ferai du mal, je t'abandonnerai
La la la
Mon amie Sally dit qu'elle te connaît
Elle a un point de vue bien particulier
Elle dit que tu t'en es tiré avec le meurtre
Peut-être une fois, peut-être deux
Quelque chose se passe le matin
Quand je ne vois plus ces yeux qui faiblissent
Je ne trouve pas un bon mot pour toi
Ça t'étonne vraiment ?
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je t'userai à la longue
Je te ferai du mal, je t'abandonnerai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Sally a-t-elle parlé d'un avenir
Avant que tu te lasses d'elle aussi
Si tout ce que tu veux c'est du divertissement
Si tu ne peux pas l'avoir, tu fais l'enfer
Ça ne change rien pour toi
Qu'on te le dise, yeah
Ça ne change rien pour toi
Qu'on te le dise, yeah
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je t'userai à la longue
Je te ferai du mal, je t'abandonnerai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je ferai de tes secrets les miens
Sally a-t-elle parlé d'un avenir
Avant que tu te lasses d'elle aussi
Si tout ce que tu veux c'est du divertissement
Si tu ne peux pas l'avoir, tu fais l'enfer
Ça ne change rien pour toi
Qu'on te le dise, yeah
Ça ne change rien pour toi
Qu'on te le dise, yeah
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je t'userai à la longue
Je te ferai du mal, je t'abandonnerai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je ferai de tes secrets les miens
Je te haïrai, je t'avilirai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Do do do
La la la
Alors viens donc au cimetière de Sally
Vois son âme qui décline
Vois les beaux endeuillés pleurer
Ils ont troqué un cœur qui bat contre une colonne vertébrale solide, yeah
À quoi me sert le bonheur
Si je dois le manier avec précaution ?
Car avec le soin, je serai toujours en défaut
C'est bien normal
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je suis Jackie jusqu'au bout
Do do do
La la la
Alors viens donc au cimetière de Sally
Vois son âme qui décline
Vois les beaux endeuillés pleurer
Ils ont troqué un cœur qui bat contre une colonne vertébrale solide, yeah
À quoi me sert le bonheur
Si je dois le manier avec précaution ?
Car avec le soin, je serai toujours en défaut
C'est bien normal
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je t'userai à la longue
Je te ferai du mal, je t'abandonnerai
Je suis un vrai Jackeen de lignée
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je prendrai tout ton temps
Je te mâcherai, je te traverserai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je ferai de tes secrets les miens
Je te haïrai, je t'avilirai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Et je te lapiderai, je t'isolerai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Si je peux te faire, je peux te défaire
Je suis Jackie jusqu'au bout
Je suis Jackie jusqu'au bout
Do do do
Je te ferai du mal, je t'abandonnerai
Je suis un vrai Jackeen de lignée
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je prendrai tout ton temps
Je te mâcherai, je te traverserai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Je ne crois pas qu'on s'accorderait
Je ferai de tes secrets les miens
Je te haïrai, je t'avilirai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Et je te lapiderai, je t'isolerai
Je suis Jackie jusqu'au bout
Si je peux te faire, je peux te défaire
Je suis Jackie jusqu'au bout
Je suis Jackie jusqu'au bout
Do do do
La la la
Que racontent les paroles de la chanson Jackie Down The Line (traduction) de Fontaines D.C. ?
Une voix qui annonce sa propre catastrophe
Il y a quelque chose de presque confortable dans la façon dont "Jackie Down The Line" commence — ce "do do do, la la la" fredonné comme si on allait vers quelque chose de léger. Et puis les mots arrivent, et on comprend très vite qu'on a affaire à autre chose. Fontaines D.C. a ce talent rare de faire passer du venin dans des mélodies qui semblent vous tendre les bras.
La chanson se construit autour d'une voix — celle de Jackie — qui prend la parole pour dire, avec un calme troublant, tout le mal qu'elle va faire. Pas pourrait faire. Va faire. "I will wear you down in time", je vais t'user avec le temps. "If I can make you, I can break you" — si je peux te construire, je peux te détruire. Ce n'est pas une confession arrachée dans un moment de faiblesse, c'est presque une déclaration d'identité. Jackie ne demande pas pardon d'avance, il se présente.
Le fantôme de Sally
Entre les lignes, une autre histoire se dessine — celle de Sally, qui a déjà traversé cette zone sinistrée avant nous. On la retrouve dans une scène saisissante, son "boneyard", son cimetière à elle, entourée de "handsome mourners crying", de beaux endeuillés qui pleurent. Elle qui a troqué un cœur battant contre quelque chose de plus solide, de moins vulnérable. C'est une façon de dire que la survie a un coût, que sortir intact de quelqu'un comme Jackie demande d'abandonner une part de soi.
Ce qui rend la chanson vraiment troublante, c'est cette question posée presque en passant : "What good is happiness to me / If I've to wield it carefully ?" — à quoi bon le bonheur si je dois le manier avec précaution ? Jackie est peut-être moins un monstre qu'un être incapable de vivre dans la douceur sans la briser. Ce vertige-là, cette incapacité à ne pas consumer ce qu'on touche, Fontaines D.C. le met en musique avec une précision qui fait froid dans le dos — et pourtant, on reste.
Il y a quelque chose de presque confortable dans la façon dont "Jackie Down The Line" commence — ce "do do do, la la la" fredonné comme si on allait vers quelque chose de léger. Et puis les mots arrivent, et on comprend très vite qu'on a affaire à autre chose. Fontaines D.C. a ce talent rare de faire passer du venin dans des mélodies qui semblent vous tendre les bras.
La chanson se construit autour d'une voix — celle de Jackie — qui prend la parole pour dire, avec un calme troublant, tout le mal qu'elle va faire. Pas pourrait faire. Va faire. "I will wear you down in time", je vais t'user avec le temps. "If I can make you, I can break you" — si je peux te construire, je peux te détruire. Ce n'est pas une confession arrachée dans un moment de faiblesse, c'est presque une déclaration d'identité. Jackie ne demande pas pardon d'avance, il se présente.
Le fantôme de Sally
Entre les lignes, une autre histoire se dessine — celle de Sally, qui a déjà traversé cette zone sinistrée avant nous. On la retrouve dans une scène saisissante, son "boneyard", son cimetière à elle, entourée de "handsome mourners crying", de beaux endeuillés qui pleurent. Elle qui a troqué un cœur battant contre quelque chose de plus solide, de moins vulnérable. C'est une façon de dire que la survie a un coût, que sortir intact de quelqu'un comme Jackie demande d'abandonner une part de soi.
Ce qui rend la chanson vraiment troublante, c'est cette question posée presque en passant : "What good is happiness to me / If I've to wield it carefully ?" — à quoi bon le bonheur si je dois le manier avec précaution ? Jackie est peut-être moins un monstre qu'un être incapable de vivre dans la douceur sans la briser. Ce vertige-là, cette incapacité à ne pas consumer ce qu'on touche, Fontaines D.C. le met en musique avec une précision qui fait froid dans le dos — et pourtant, on reste.