Paroles de la chanson Donnez-Moi Des Roses par
Vingt ans, le cœur rempli d'espoir et d'illusions,
Il vient pour acheter quelques roses en boutons.
La fleuriste est jolie, perdue dans son printemps.
Il n'est pas sûr de lui quand il dit gentiment :
Donnez-moi des roses, mad'moiselle,
Car j'ai rendez-vous - C'est très important.
Choisissez-les-moi parmi les plus belles.
Donnez-moi des roses, elle les aime tant.
Il est venu c'client la voir tous les sam'dis
Et, de plus en plus souvent, tous les après-midis.
La fleuriste, à présent, connaît tous ses secrets
Il vient pour acheter quelques roses en boutons.
La fleuriste est jolie, perdue dans son printemps.
Il n'est pas sûr de lui quand il dit gentiment :
Donnez-moi des roses, mad'moiselle,
Car j'ai rendez-vous - C'est très important.
Choisissez-les-moi parmi les plus belles.
Donnez-moi des roses, elle les aime tant.
Il est venu c'client la voir tous les sam'dis
Et, de plus en plus souvent, tous les après-midis.
La fleuriste, à présent, connaît tous ses secrets
Mais elle ne sait jamais vers qui va ce bouquet.
Donnez-moi des roses, mad'moiselle,
Car j'ai rendez-vous - C'est très important.
Choisissez-les-moi parmi les plus belles.
Donnez-moi des roses, elle les aime tant.
Un jour, en terminant son éternel bouquet,
Elle lui dit gentiment : Vous savez je m'en vais
Je me marie demain, vous ne me verrez plus.
Mais je vous aime bien, voici dix roses de plus.
Je ne veux plus de roses, mad'moiselle,
Car mes rendez-vous n'existaient jamais.
C'était pour vous voir, vous êtes si belle.
Gardez ce bouquet, c'est vous que j'aimais.
Donnez-moi des roses, mad'moiselle,
Car j'ai rendez-vous - C'est très important.
Choisissez-les-moi parmi les plus belles.
Donnez-moi des roses, elle les aime tant.
Un jour, en terminant son éternel bouquet,
Elle lui dit gentiment : Vous savez je m'en vais
Je me marie demain, vous ne me verrez plus.
Mais je vous aime bien, voici dix roses de plus.
Je ne veux plus de roses, mad'moiselle,
Car mes rendez-vous n'existaient jamais.
C'était pour vous voir, vous êtes si belle.
Gardez ce bouquet, c'est vous que j'aimais.
C'était pour vous voir, vous êtes si belle.
Gardez ce bouquet, c'est vous que j'aimais.
Gardez ce bouquet, c'est vous que j'aimais.
Que racontent les paroles de la chanson Donnez-Moi Des Roses de Fernand Gignac ?
Le samedi du jeune homme aux roses
Il y a des habitudes qui ressemblent à des prières. Chaque semaine, le même jeune homme pousse la porte de la fleuriste. Il a vingt ans, il est maladroit, et il a trouvé la seule stratégie qui lui permette de la regarder sans trembler trop fort : prétendre que les roses sont pour quelqu'un d'autre.
Un rendez-vous inventé, un amour bien réel
« Choisissez-les-moi parmi les plus belles » — la demande est anodine, mais derrière elle se cache toute une vie intérieure qu'il ne sait pas encore formuler. La fleuriste, elle, finit par connaître « tous ses secrets », dit la chanson, sans jamais savoir vers qui part ce bouquet mystérieux. Il y a quelque chose d'infiniment touchant dans cette situation : deux êtres qui partagent un moment hebdomadaire de complicité, et l'un des deux ignore complètement qu'il est le cœur du secret de l'autre. Le commerce des fleurs devient un théâtre intime, où chaque passage du jeune homme est à la fois une déclaration d'amour et une fuite.
Quand les roses restent sans destinataire
Et puis vient ce samedi différent des autres. Elle annonce son mariage pour le lendemain, lui glisse dix roses en cadeau d'adieu — un geste doux, sans malice — et c'est là que quelque chose se brise en lui, ou peut-être se libère. Il lâche enfin la vérité : les rendez-vous n'ont jamais existé. C'était elle. Ça a toujours été elle. « Gardez ce bouquet, c'est vous que j'aimais » — ce passé composé sonne comme une porte qui se ferme au moment même où elle s'ouvre.
Fernand Gignac chante ça avec une simplicité désarmante, sans chercher le grand geste lyrique. Et c'est peut-être là que la chanson trouve toute sa résonance : dans ce portrait d'une timidité qui aura duré exactement un jour de trop, et d'un amour qui n'aura vécu que dans la répétition silencieuse d'un bouquet de roses jamais vraiment offert.
Il y a des habitudes qui ressemblent à des prières. Chaque semaine, le même jeune homme pousse la porte de la fleuriste. Il a vingt ans, il est maladroit, et il a trouvé la seule stratégie qui lui permette de la regarder sans trembler trop fort : prétendre que les roses sont pour quelqu'un d'autre.
Un rendez-vous inventé, un amour bien réel
« Choisissez-les-moi parmi les plus belles » — la demande est anodine, mais derrière elle se cache toute une vie intérieure qu'il ne sait pas encore formuler. La fleuriste, elle, finit par connaître « tous ses secrets », dit la chanson, sans jamais savoir vers qui part ce bouquet mystérieux. Il y a quelque chose d'infiniment touchant dans cette situation : deux êtres qui partagent un moment hebdomadaire de complicité, et l'un des deux ignore complètement qu'il est le cœur du secret de l'autre. Le commerce des fleurs devient un théâtre intime, où chaque passage du jeune homme est à la fois une déclaration d'amour et une fuite.
Quand les roses restent sans destinataire
Et puis vient ce samedi différent des autres. Elle annonce son mariage pour le lendemain, lui glisse dix roses en cadeau d'adieu — un geste doux, sans malice — et c'est là que quelque chose se brise en lui, ou peut-être se libère. Il lâche enfin la vérité : les rendez-vous n'ont jamais existé. C'était elle. Ça a toujours été elle. « Gardez ce bouquet, c'est vous que j'aimais » — ce passé composé sonne comme une porte qui se ferme au moment même où elle s'ouvre.
Fernand Gignac chante ça avec une simplicité désarmante, sans chercher le grand geste lyrique. Et c'est peut-être là que la chanson trouve toute sa résonance : dans ce portrait d'une timidité qui aura duré exactement un jour de trop, et d'un amour qui n'aura vécu que dans la répétition silencieuse d'un bouquet de roses jamais vraiment offert.