Paroles de la chanson Take Your Time par
It'll take time
It'll take time
To sort everything out
Drawing faces
Already out of ink
I've used up all the bics
1084 again
Playing with a laser pointer
Dropping my food on the ground
No communication
You're dancing in the dirt
And I'm trying to find comfort
Watch the clock spin 'round
It'll take time
To sort everything out
Drawing faces
Already out of ink
I've used up all the bics
1084 again
Playing with a laser pointer
Dropping my food on the ground
No communication
You're dancing in the dirt
And I'm trying to find comfort
Watch the clock spin 'round
I can't wait 'til you're back
It's spinnin' all around
I can't wait 'til you're back
It's spinnin' all around
I can't wait 'til you're back
It'll take time
It'll take time
To untie everything
Watching the stores close
Chaotic sleep patterns
Forever receiding
She keeps scratching my arms
I got bite marks on my hands
Merging with the couch
I dropped my food again
I think I saw a reflection
Spinning all around
I can't wait 'til you're back
It's spinnin' all around
I can't wait 'til you're back
It's spinnin' all around
Pointless, pointless
Pointless, pointless
Pointless, pointless
Pointless, pointless
Que racontent les paroles de la chanson Take Your Time de Feldup ?
Quand le temps s'emballe sans avancer
Il y a des chansons qui parlent de l'attente comme d'une douleur noble, romantique, cinématographique. "Take Your Time" de Feldup ne fait rien de tout ça. Ici, l'attente ressemble à ce qu'elle est vraiment : des heures qui s'étiolent, des gestes inutiles qui s'enchaînent, et ce sentiment sourd que tout tourne légèrement de travers quand quelqu'un manque.
La maison qui se défait doucement
Dès les premières lignes, on est plongés dans une sorte de flottement domestique. Des visages dessinés jusqu'à vider tous les stylos. De la nourriture lâchée par terre — deux fois, comme si même tenir les choses devenait compliqué. Un pointeur laser qu'on agite dans le vide. Feldup ne pose pas de mots grandiloquents sur l'absence : il décrit des petits ratés, des automatismes qui tournent à vide. Et dans ce catalogue apparemment banal surgit quelque chose de très précis, presque physique — cette sensation de "merging with the couch" (se fondre dans le canapé), de perdre ses contours quand on est seul depuis trop longtemps.
Le vertige du refrain
Le refrain revient comme une obsession : "It's spinnin' all around". Tout tourne — l'horloge, la tête, la vie entière — mais rien n'avance. La personne attendue "danse dans la poussière" quelque part, image étrange et un peu hors d'atteinte, pendant que le narrateur cherche un confort introuvable. Il y a aussi ce chat ou cet animal qui griffe, qui mord les mains — présence réelle dans l'appartement vide, mais qui ne comble rien.
Et puis vient la fin, sèche et répétée : "Pointless, pointless, pointless". Pas un cri. Pas une larme. Juste ce mot qui tourne en boucle comme une pensée qu'on n'arrive plus à chasser, et qui finit par ressembler à du silence. C'est dans cet effacement progressif que la chanson devient vraiment belle — dans ce qu'elle refuse de dramatiser.
Il y a des chansons qui parlent de l'attente comme d'une douleur noble, romantique, cinématographique. "Take Your Time" de Feldup ne fait rien de tout ça. Ici, l'attente ressemble à ce qu'elle est vraiment : des heures qui s'étiolent, des gestes inutiles qui s'enchaînent, et ce sentiment sourd que tout tourne légèrement de travers quand quelqu'un manque.
La maison qui se défait doucement
Dès les premières lignes, on est plongés dans une sorte de flottement domestique. Des visages dessinés jusqu'à vider tous les stylos. De la nourriture lâchée par terre — deux fois, comme si même tenir les choses devenait compliqué. Un pointeur laser qu'on agite dans le vide. Feldup ne pose pas de mots grandiloquents sur l'absence : il décrit des petits ratés, des automatismes qui tournent à vide. Et dans ce catalogue apparemment banal surgit quelque chose de très précis, presque physique — cette sensation de "merging with the couch" (se fondre dans le canapé), de perdre ses contours quand on est seul depuis trop longtemps.
Le vertige du refrain
Le refrain revient comme une obsession : "It's spinnin' all around". Tout tourne — l'horloge, la tête, la vie entière — mais rien n'avance. La personne attendue "danse dans la poussière" quelque part, image étrange et un peu hors d'atteinte, pendant que le narrateur cherche un confort introuvable. Il y a aussi ce chat ou cet animal qui griffe, qui mord les mains — présence réelle dans l'appartement vide, mais qui ne comble rien.
Et puis vient la fin, sèche et répétée : "Pointless, pointless, pointless". Pas un cri. Pas une larme. Juste ce mot qui tourne en boucle comme une pensée qu'on n'arrive plus à chasser, et qui finit par ressembler à du silence. C'est dans cet effacement progressif que la chanson devient vraiment belle — dans ce qu'elle refuse de dramatiser.