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Paroles de la chanson Monsters par

I've got some real monsters livin' inside my head

There's a voice that speaks to me
Tellin' me everything I'll never be
Every secret that I try to hide
It shouts it out inside my mind
Everything I do seems wrong
Everywhere I go I don't belong

I've got some real monsters livin' inside my head
Memories I'd like to leave shoved up under my bed
Caught up in a bad dream, don't even have to sleep
To see every regret, take it from me
I've got some real monsters livin' inside my head, inside my-

I over-analyze
Let my worst critic criticize
Every last mistake I ever made
Every woulda, coulda, shoulda on replay

I've got some real monsters livin' inside my head
Memories I'd like to leave shoved up under my bed
Caught up in a bad dream, don't even have to sleep
To see every regret, take it from me
I've got some real monsters livin' inside my head, inside my head
Inside my head
Everything I do seems wrong
Everywhere I go, I don't belong

I've got some real monsters livin' inside my head
Memories I'd like to leave shoved up under my bed
Caught up in a bad dream, don't even have to sleep
To see every regret, take it from me
I've got some real monsters livin' inside my head, inside my head
Inside my head

Inside my head

Que racontent les paroles de la chanson Monsters de Ella Langley ?

Quand le cauchemar commence avant de fermer les yeux

Il y a des chansons qui vous trouvent au bon moment, ou au mauvais — selon comment on voit les choses. « Monsters » d'Ella Langley est de celles-là. Dès les premières secondes, elle pose sa voix sur une confidence que beaucoup n'osent pas formuler à voix haute : les vrais monstres ne viennent pas de l'extérieur. Ils ont élu domicile quelque part entre les deux oreilles, et ils ne paient pas de loyer.

Une nuit sans fin dans sa propre tête

Langley décrit quelque chose de très précis — cette façon qu'a l'esprit de se retourner contre lui-même, de rejouer les scènes ratées, de murmurer tout ce qu'on ne sera jamais. La voix dont elle parle, celle qui « tells me everything I'll never be », est familière à quiconque a déjà passé une nuit à fixer le plafond en ressassant une phrase maladroite dite trois ans plus tôt. Et le plus vertigineux dans le texte, c'est cette idée que même le sommeil n'est plus un refuge : on est « caught up in a bad dream » sans avoir fermé les yeux. Le cauchemar tourne en continu.

Les souvenirs qu'on essaie de faire tenir sous le lit

Il y a quelque chose d'enfantin et de touchant dans l'image des souvenirs « shoved up under my bed » — comme si on pouvait encore les cacher là, hors de vue, en espérant qu'ils restent sages jusqu'au matin. Mais Langley sait bien que ça ne marche plus à l'âge adulte. Les regrets remontent. Les « woulda, coulda, shoulda » tournent en boucle comme une playlist qu'on n'a pas choisie.

Ce qui rend « Monsters » aussi efficace, c'est son refus de proposer une sortie de secours. Pas de rédemption facile, pas de lumière au bout du tunnel glissée dans le pont. Juste une femme qui dit : voilà ce qui se passe dans ma tête, et peut-être aussi dans la vôtre. Parfois, être entendu suffit à rendre les monstres un peu moins grands.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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