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Paroles de la chanson Cap In Hand par

Here is the church
Here is the steeple
Open the door
See all the broken people
Doesn't make much sense to build another fence
When no one is knocking on the door

And so I'm coming to you cap in hand
Before you, I stand
A broken man who's picking up the pieces

Left unattended
I really upended
The world that we knew
Nothing you could do
Persona non grata
You do what you gotta
When you're not welcome in your home

And so I'm coming to you cap in hand
Before you, I stand
A broken man who's picking up the pieces

And so I'm coming to you cap in hand
Before you, I stand
A broken man who's picking up the pieces

Que racontent les paroles de la chanson Cap In Hand de Eels ?

Chapeau bas

Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans la façon dont Eels commence cette chanson. "Here is the church, here is the steeple" — et d'un coup, on est enfant, on plie les doigts, on joue. Mais la seconde d'après, le plancher se dérobe : quand la porte s'ouvre, ce sont des gens brisés qu'on trouve à l'intérieur. Pas des fidèles. Pas une congrégation. Des naufragés.

C'est là qu'on comprend dans quel genre de chanson on vient d'entrer.

L'homme qui revient les mains vides

"Cap in hand" — l'expression anglaise désigne celui qui s'avance chapeau à la main, sans arrogance, sans armure. C'est exactement ce que fait le narrateur. Il se présente devant quelqu'un — un amour, un ami, une figure de confiance — et il dit : j'ai tout abîmé. Pas de justification, pas de plaidoirie. "Left unattended / I really upended / The world that we knew" : laissé seul, livré à lui-même, il a tout renversé. Il le sait. L'autre aussi.

Ce qui rend la chanson étrange et belle à la fois, c'est ce mélange de lucidité et de fragilité. Le narrateur ne demande pas pardon à proprement parler — il constate. "Persona non grata / You do what you gotta / When you're not welcome in your home" : il comprend même qu'on l'ait mis dehors. Il n'en veut à personne. Il ramasse juste les morceaux.

Le refrain comme rituel

Le refrain revient deux fois de suite à la fin, comme si le répéter était nécessaire pour que ça devienne vrai — ou supportable. "A broken man who's picking up the pieces" : cette image de l'homme cassé qui se recompose pièce par pièce, sans certitude d'y arriver, c'est le cœur battant du morceau. Mark Oliver Everett a construit toute la discographie d'Eels sur ce genre de vérités inconfortables, dites simplement, sans fioritures. "Cap In Hand" en est une nouvelle démonstration : parfois les chansons les plus courtes sont celles qui laissent le plus de place au silence autour d'elles.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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