Paroles de la chanson suave. par
[Tokischa & Brent Faiyaz]
(Huh, huh, uh-huh, huh)
So suave, mm
Mm, ah, mm (Huh, huh, uh-huh, hi)
So suave, ah, mm, ah, mm
[Brent Faiyaz]
You want me to give you amor
You're top five, but you be tapping out 'cause you can't take no more
You don't know what's in store, mi amor (Mira)
¿Que lo qué? You're fucking with a heavyweight
Is it for life? Lo siento, no sé (But you're gon' ride anyway)
I wish I could be there
I ain't been nothing, but sincere with you
(Huh, huh, uh-huh, huh)
So suave, mm
Mm, ah, mm (Huh, huh, uh-huh, hi)
So suave, ah, mm, ah, mm
[Brent Faiyaz]
You want me to give you amor
You're top five, but you be tapping out 'cause you can't take no more
You don't know what's in store, mi amor (Mira)
¿Que lo qué? You're fucking with a heavyweight
Is it for life? Lo siento, no sé (But you're gon' ride anyway)
I wish I could be there
I ain't been nothing, but sincere with you
Nadie me lo hace como tú
There could never be no other you
You say you love me, yes, show me you do
And if you don't, then it ain't true
Yeah, baby, you ain't gotta lie (You ain't gotta lie)
I ain't that kind of guy
[Tokischa, Brent Faiyaz]
So suave, el trago lo ligaste con jarabe
Te sube la nota, sabe' que me provoca
Me agarra por el cuello pa' besarme
Huh, huh, uh-huh, huh (Mm, uh, mm, uh)
So suave, I'm a little tipsy (Mm, uh)
Heard you say, "Mm, mm, mm" (Mm, uh, mm, uh)
Can you say, "So suave?" (Mm, ya me siento horny)
[Tokischa]
There could never be no other you
You say you love me, yes, show me you do
And if you don't, then it ain't true
Yeah, baby, you ain't gotta lie (You ain't gotta lie)
I ain't that kind of guy
[Tokischa, Brent Faiyaz]
So suave, el trago lo ligaste con jarabe
Te sube la nota, sabe' que me provoca
Me agarra por el cuello pa' besarme
Huh, huh, uh-huh, huh (Mm, uh, mm, uh)
So suave, I'm a little tipsy (Mm, uh)
Heard you say, "Mm, mm, mm" (Mm, uh, mm, uh)
Can you say, "So suave?" (Mm, ya me siento horny)
[Tokischa]
I'm a little tipsy (I'm a little tipsy)
Que bailando ya me siento sexy
I'm a little horny, mm (I'm a little horny)
Me estoy tocando ya, me siento naughty
Papi, dame guaya, look at me like that
Ven a ver debajo 'e mi falda, no tengo na'
Tienes sabor a molly, baby, en la boca
Que la noche no se acabe
[Tokischa, Brent Faiyaz]
So suave, el trago lo ligaste con jarabe
Te sube la nota, sabe' que me provoca'
Me agarra por el cuello pa' besarme
Can you say "Mm-mm" (Huh, huh, uh-huh, uh, mm)
How you say? Can you say, "So suave?" (Mm, uh, I'm a little tipsy)
Say, huh, huh, uh-huh, huh (Mm, uh, mm, uh)
How you say? Can you say, "So suave?" (Mm, uh, ya me siento horny)
Que bailando ya me siento sexy
I'm a little horny, mm (I'm a little horny)
Me estoy tocando ya, me siento naughty
Papi, dame guaya, look at me like that
Ven a ver debajo 'e mi falda, no tengo na'
Tienes sabor a molly, baby, en la boca
Que la noche no se acabe
[Tokischa, Brent Faiyaz]
So suave, el trago lo ligaste con jarabe
Te sube la nota, sabe' que me provoca'
Me agarra por el cuello pa' besarme
Can you say "Mm-mm" (Huh, huh, uh-huh, uh, mm)
How you say? Can you say, "So suave?" (Mm, uh, I'm a little tipsy)
Say, huh, huh, uh-huh, huh (Mm, uh, mm, uh)
How you say? Can you say, "So suave?" (Mm, uh, ya me siento horny)
[Tokischa]
Uh
I'm a little horny, uh
I'm a little tipsy, uh
I'm a little horny, uh
Que la noche no se acabe
[Tokischa, Brent Faiyaz]
So suave, el trago lo ligaste con jarabe
Te sube la nota, sabe' que me provoca
Me agarra por el cuello pa' besarme
Can you say "Mm-mm" (Huh, huh, uh-huh, huh)
So suave, I'm a little tipsy (Uh, mm, I'm a little tipsy)
Huh, huh, uh-huh, huh, so suave (Mm, uh, ya me siento horny)
Que racontent les paroles de la chanson suave. de Brent Faiyaz ?
La nuit commence doucement, et c'est dangereux
Il y a quelque chose d'immédiatement envoûtant dans "suave". Pas une explosion, pas une entrée fracassante — juste ce mot répété en boucle, murmuré, presque soufflé, qui s'installe dans la pièce avant même qu'on ait le temps de s'en apercevoir. Brent Faiyaz a ce talent rare : faire en sorte que la séduction ressemble à quelque chose d'inévitable.
Quand la vulnérabilité croise le désir
Au cœur du morceau, Faiyaz navigue sur un fil. D'un côté, il y a la séduction classique, l'homme qui sait ce qu'il veut — "you're fucking with a heavyweight", avertissement à peine voilé. Mais très vite, le masque glisse. "I wish I could be there", confie-t-il, et dans cette phrase simple, toute l'ambivalence du personnage apparaît. Il est sincère, il le dit lui-même, et pourtant il ne peut pas promettre grand chose. "Lo siento, no sé" — je suis désolé, je ne sais pas — c'est peut-être la ligne la plus honnête de tout le titre, et paradoxalement, c'est celle qui attache le plus.
Tokischa arrive alors comme un contrepoint lumineux, presque libérateur. Là où Faiyaz pèse ses mots, elle les lâche sans filet. "Que bailando ya me siento sexy" (en dansant je me sens déjà sexy), "papi, dame guaya" (papa, fais-moi danser), "ven a ver debajo 'e mi falda, no tengo na'" (viens voir sous ma jupe, il n'y a rien). La rappeuse dominicaine apporte avec elle toute l'énergie du dembow, cette façon caribéenne d'habiter son corps sans excuses ni détours. Entre les deux artistes, la nuit avance, la boisson coule — "el trago lo ligaste con jarabe", le verre mélangé au sirop — et l'ivresse devient difficile à distinguer du désir pur.
La chanson ne cherche pas à résoudre cette tension. Elle la laisse vibrer, suspendue dans cet espace entre la promesse et l'instant, entre "que la noche no se acabe" (que la nuit ne se termine pas) et les lendemains qu'on n'ose pas nommer. C'est exactement pour ça qu'elle reste.
Il y a quelque chose d'immédiatement envoûtant dans "suave". Pas une explosion, pas une entrée fracassante — juste ce mot répété en boucle, murmuré, presque soufflé, qui s'installe dans la pièce avant même qu'on ait le temps de s'en apercevoir. Brent Faiyaz a ce talent rare : faire en sorte que la séduction ressemble à quelque chose d'inévitable.
Quand la vulnérabilité croise le désir
Au cœur du morceau, Faiyaz navigue sur un fil. D'un côté, il y a la séduction classique, l'homme qui sait ce qu'il veut — "you're fucking with a heavyweight", avertissement à peine voilé. Mais très vite, le masque glisse. "I wish I could be there", confie-t-il, et dans cette phrase simple, toute l'ambivalence du personnage apparaît. Il est sincère, il le dit lui-même, et pourtant il ne peut pas promettre grand chose. "Lo siento, no sé" — je suis désolé, je ne sais pas — c'est peut-être la ligne la plus honnête de tout le titre, et paradoxalement, c'est celle qui attache le plus.
Tokischa arrive alors comme un contrepoint lumineux, presque libérateur. Là où Faiyaz pèse ses mots, elle les lâche sans filet. "Que bailando ya me siento sexy" (en dansant je me sens déjà sexy), "papi, dame guaya" (papa, fais-moi danser), "ven a ver debajo 'e mi falda, no tengo na'" (viens voir sous ma jupe, il n'y a rien). La rappeuse dominicaine apporte avec elle toute l'énergie du dembow, cette façon caribéenne d'habiter son corps sans excuses ni détours. Entre les deux artistes, la nuit avance, la boisson coule — "el trago lo ligaste con jarabe", le verre mélangé au sirop — et l'ivresse devient difficile à distinguer du désir pur.
La chanson ne cherche pas à résoudre cette tension. Elle la laisse vibrer, suspendue dans cet espace entre la promesse et l'instant, entre "que la noche no se acabe" (que la nuit ne se termine pas) et les lendemains qu'on n'ose pas nommer. C'est exactement pour ça qu'elle reste.