Paroles de la chanson Spectral Eyes (traduction) par
[Intro]
Oh, tu es quelque chose d'autre
Une âme perdue qui improvise
Et tu es ailleurs
Au-delà des limites maintenant
Ni ici, ni maintenant
Si dedans et dehors, dehors
[Couplet 1]
Clang, j'ai entendu que tu t'es lancé pour le frisson
Bang, tous les sens déréglés
Appelle le mystique
À fond, explose
Fracassé, crashé, dehors, dehors
Oh, tu es quelque chose d'autre
Une âme perdue qui improvise
Et tu es ailleurs
Au-delà des limites maintenant
Ni ici, ni maintenant
Si dedans et dehors, dehors
[Couplet 1]
Clang, j'ai entendu que tu t'es lancé pour le frisson
Bang, tous les sens déréglés
Appelle le mystique
À fond, explose
Fracassé, crashé, dehors, dehors
[Refrain]
Oh, yeux spectraux, qui t'a laissé atteindre le possesseur en toi ?
Panneaux d'interdiction, montre-moi qu'il y a, rien qui ne passe jamais
Sourire céleste, imprudent, il n'y a rien d'autre qu'on puisse faire
[Couplet 2]
Ramène l'astral sur terre
C'est si céleste
Fais tourner ton orbite
Crie jusqu'à l'infini, crie
Je ne peux plus t'entendre maintenant
Fondu entrant, fondu sortant, dehors
[Pont]
Peux-tu briller à nouveau ?
Oh, yeux spectraux, qui t'a laissé atteindre le possesseur en toi ?
Panneaux d'interdiction, montre-moi qu'il y a, rien qui ne passe jamais
Sourire céleste, imprudent, il n'y a rien d'autre qu'on puisse faire
[Couplet 2]
Ramène l'astral sur terre
C'est si céleste
Fais tourner ton orbite
Crie jusqu'à l'infini, crie
Je ne peux plus t'entendre maintenant
Fondu entrant, fondu sortant, dehors
[Pont]
Peux-tu briller à nouveau ?
Des cieux sans limites
Tu as brûlé autrefois, mais avant que toutes les lumières s'éteignent
Tu les as consumées
Une seule issue, dehors, dehors
[Refrain]
Oh, yeux spectraux, qui t'a laissé atteindre le possesseur en toi ?
Panneaux d'interdiction, montre-moi qu'il y a, rien qui ne passe jamais
Sourires célestes, imprudents, il n'y a rien d'autre que je puisse faire
Tes yeux disent
Ton sourire dit
« Saisis la rêverie »
Tu as brûlé autrefois, mais avant que toutes les lumières s'éteignent
Tu les as consumées
Une seule issue, dehors, dehors
[Refrain]
Oh, yeux spectraux, qui t'a laissé atteindre le possesseur en toi ?
Panneaux d'interdiction, montre-moi qu'il y a, rien qui ne passe jamais
Sourires célestes, imprudents, il n'y a rien d'autre que je puisse faire
Tes yeux disent
Ton sourire dit
« Saisis la rêverie »
[Refrain]
Oh, yeux spectraux, qui t'a laissé atteindre le possesseur en toi ?
Panneaux d'interdiction, montre-moi qu'il y a, rien qui ne passe jamais
Sourires célestes, imprudents, il n'y a rien d'autre qu'on puisse faire
Tes yeux disent
Ton sourire dit
« Saisis la rêverie »
« Saisis la rêverie »
« Saisis la rêverie »
« Saisis la rêverie »
« Saisis la rêverie »
Oh, yeux spectraux, qui t'a laissé atteindre le possesseur en toi ?
Panneaux d'interdiction, montre-moi qu'il y a, rien qui ne passe jamais
Sourires célestes, imprudents, il n'y a rien d'autre qu'on puisse faire
Tes yeux disent
Ton sourire dit
« Saisis la rêverie »
« Saisis la rêverie »
« Saisis la rêverie »
« Saisis la rêverie »
« Saisis la rêverie »
Que racontent les paroles de la chanson Spectral Eyes (traduction) de Blondie ?
Quand le regard ne renvoie plus rien
Il y a des chansons qui parlent de quelqu'un, et d'autres qui parlent à quelqu'un que l'on a déjà perdu. "Spectral Eyes" appartient clairement à la seconde catégorie. Debbie Harry s'adresse à une silhouette qui brûlait si fort qu'elle en est devenue transparente, un être de lumière épuisée dont il ne reste que le sourire et ce regard étrange, lointain, qui donne son titre au morceau.
Tout commence dans le flou volontaire. Cet "other" qu'on ne nomme jamais est décrit comme une âme en transit perpétuel, quelqu'un qui plane au-dessus du monde réel sans jamais vraiment y poser les pieds. La montée en puissance du deuxième couplet — "clang", "bang", les sens tordus, l'appel au mystique — donne l'impression d'assister à une trajectoire folle, celle d'un être qui cherchait l'intensité et l'a trouvée au-delà de ce qu'il pouvait supporter.
L'orbite et la chute
Le refrain est le cœur battant, et pourtant étrangement figé, de la chanson. "Spectral eyes, who let you get at the possessor in you ?" — c'est la question qu'on pose à ceux qui se sont laissé dévorer par leur propre vertige. Les "no entry signs", les panneaux d'interdiction, disent que plus rien ne passe, ni vers lui ni depuis lui. Et ce sourire céleste, "reckless", irresponsable jusque dans sa beauté, ne fait qu'aggraver le sentiment d'impuissance du narrateur : "there's nothing else we can do".
Il y a dans ce refrain quelque chose de l'ordre de la prière laïque, répétée comme pour conjurer une réalité qu'on ne peut pas changer.
La rêverie comme point de non-retour
Vers la fin, les yeux et le sourire prennent la parole eux-mêmes, ou presque. "Get the reverie" — entre dans la rêverie, laisse-toi aller — se répète en boucle comme une incantation, ou comme l'écho d'une voix qu'on n'entend plus vraiment. Ce n'est pas une invitation, c'est un constat : l'autre est déjà ailleurs, dans une rêverie dont il ne reviendra pas. La chanson ne se termine pas, elle s'efface, comme quelqu'un qui s'éloigne trop loin pour qu'on puisse encore le rappeler.
Il y a des chansons qui parlent de quelqu'un, et d'autres qui parlent à quelqu'un que l'on a déjà perdu. "Spectral Eyes" appartient clairement à la seconde catégorie. Debbie Harry s'adresse à une silhouette qui brûlait si fort qu'elle en est devenue transparente, un être de lumière épuisée dont il ne reste que le sourire et ce regard étrange, lointain, qui donne son titre au morceau.
Tout commence dans le flou volontaire. Cet "other" qu'on ne nomme jamais est décrit comme une âme en transit perpétuel, quelqu'un qui plane au-dessus du monde réel sans jamais vraiment y poser les pieds. La montée en puissance du deuxième couplet — "clang", "bang", les sens tordus, l'appel au mystique — donne l'impression d'assister à une trajectoire folle, celle d'un être qui cherchait l'intensité et l'a trouvée au-delà de ce qu'il pouvait supporter.
L'orbite et la chute
Le refrain est le cœur battant, et pourtant étrangement figé, de la chanson. "Spectral eyes, who let you get at the possessor in you ?" — c'est la question qu'on pose à ceux qui se sont laissé dévorer par leur propre vertige. Les "no entry signs", les panneaux d'interdiction, disent que plus rien ne passe, ni vers lui ni depuis lui. Et ce sourire céleste, "reckless", irresponsable jusque dans sa beauté, ne fait qu'aggraver le sentiment d'impuissance du narrateur : "there's nothing else we can do".
Il y a dans ce refrain quelque chose de l'ordre de la prière laïque, répétée comme pour conjurer une réalité qu'on ne peut pas changer.
La rêverie comme point de non-retour
Vers la fin, les yeux et le sourire prennent la parole eux-mêmes, ou presque. "Get the reverie" — entre dans la rêverie, laisse-toi aller — se répète en boucle comme une incantation, ou comme l'écho d'une voix qu'on n'entend plus vraiment. Ce n'est pas une invitation, c'est un constat : l'autre est déjà ailleurs, dans une rêverie dont il ne reviendra pas. La chanson ne se termine pas, elle s'efface, comme quelqu'un qui s'éloigne trop loin pour qu'on puisse encore le rappeler.