Paroles de la chanson Spectral Eyes par
Oh, you're somethin' else
Lost soul wingin' it
And you're somewhere else
Beyond the limit now
No here, no now
So in and out, out
Clang, I heard you went up for the thrill of it
Bang, all senses bent up
Call the mystic out
Cranked up, blast out
Smashed up, crashed out, out
Oh, spectral eyes, who let you get at the possessor in you?
No entry signs, show me there is, nothin' ever gets through
Lost soul wingin' it
And you're somewhere else
Beyond the limit now
No here, no now
So in and out, out
Clang, I heard you went up for the thrill of it
Bang, all senses bent up
Call the mystic out
Cranked up, blast out
Smashed up, crashed out, out
Oh, spectral eyes, who let you get at the possessor in you?
No entry signs, show me there is, nothin' ever gets through
Celestial smile, reckless, there's nothin' else we can do
Talk the astral down
It's so heavenly
Spin your orbit 'round
Shout to infinity, shout
I can't hear you now
Fade in, fade out, out
Can you glow again?
Skies unlimited
Once you burned, but before all the lights went out
You burned them out
One way to out, out
Oh, spectral eyes, who let you get at the possessor in you?
Talk the astral down
It's so heavenly
Spin your orbit 'round
Shout to infinity, shout
I can't hear you now
Fade in, fade out, out
Can you glow again?
Skies unlimited
Once you burned, but before all the lights went out
You burned them out
One way to out, out
Oh, spectral eyes, who let you get at the possessor in you?
No entry signs, show me there is, nothin' ever gets through
Celestial smiles, reckless, there's nothin' else I can do
Your eyes sayin'
Your smile's sayin'
"Get the reverie"
Oh, spectral eyes, who let you get at the possessor in you?
No entry signs, show me there is, nothin' ever gets through
Celestial smiles, reckless, there's nothin' else we can do
Your eyes sayin'
Your smile's sayin'
Celestial smiles, reckless, there's nothin' else I can do
Your eyes sayin'
Your smile's sayin'
"Get the reverie"
Oh, spectral eyes, who let you get at the possessor in you?
No entry signs, show me there is, nothin' ever gets through
Celestial smiles, reckless, there's nothin' else we can do
Your eyes sayin'
Your smile's sayin'
"Get the reverie"
"Get the reverie"
"Get the reverie"
"Get the reverie"
"Get the reverie"
"Get the reverie"
"Get the reverie"
"Get the reverie"
"Get the reverie"
Que racontent les paroles de la chanson Spectral Eyes de Blondie ?
Quand le regard ne renvoie plus rien
Il y a des chansons qui parlent de quelqu'un, et d'autres qui parlent à quelqu'un que l'on a déjà perdu. "Spectral Eyes" appartient clairement à la seconde catégorie. Debbie Harry s'adresse à une silhouette qui brûlait si fort qu'elle en est devenue transparente, un être de lumière épuisée dont il ne reste que le sourire et ce regard étrange, lointain, qui donne son titre au morceau.
Tout commence dans le flou volontaire. Cet "other" qu'on ne nomme jamais est décrit comme une âme en transit perpétuel, quelqu'un qui plane au-dessus du monde réel sans jamais vraiment y poser les pieds. La montée en puissance du deuxième couplet — "clang", "bang", les sens tordus, l'appel au mystique — donne l'impression d'assister à une trajectoire folle, celle d'un être qui cherchait l'intensité et l'a trouvée au-delà de ce qu'il pouvait supporter.
L'orbite et la chute
Le refrain est le cœur battant, et pourtant étrangement figé, de la chanson. "Spectral eyes, who let you get at the possessor in you ?" — c'est la question qu'on pose à ceux qui se sont laissé dévorer par leur propre vertige. Les "no entry signs", les panneaux d'interdiction, disent que plus rien ne passe, ni vers lui ni depuis lui. Et ce sourire céleste, "reckless", irresponsable jusque dans sa beauté, ne fait qu'aggraver le sentiment d'impuissance du narrateur : "there's nothing else we can do".
Il y a dans ce refrain quelque chose de l'ordre de la prière laïque, répétée comme pour conjurer une réalité qu'on ne peut pas changer.
La rêverie comme point de non-retour
Vers la fin, les yeux et le sourire prennent la parole eux-mêmes, ou presque. "Get the reverie" — entre dans la rêverie, laisse-toi aller — se répète en boucle comme une incantation, ou comme l'écho d'une voix qu'on n'entend plus vraiment. Ce n'est pas une invitation, c'est un constat : l'autre est déjà ailleurs, dans une rêverie dont il ne reviendra pas. La chanson ne se termine pas, elle s'efface, comme quelqu'un qui s'éloigne trop loin pour qu'on puisse encore le rappeler.
Il y a des chansons qui parlent de quelqu'un, et d'autres qui parlent à quelqu'un que l'on a déjà perdu. "Spectral Eyes" appartient clairement à la seconde catégorie. Debbie Harry s'adresse à une silhouette qui brûlait si fort qu'elle en est devenue transparente, un être de lumière épuisée dont il ne reste que le sourire et ce regard étrange, lointain, qui donne son titre au morceau.
Tout commence dans le flou volontaire. Cet "other" qu'on ne nomme jamais est décrit comme une âme en transit perpétuel, quelqu'un qui plane au-dessus du monde réel sans jamais vraiment y poser les pieds. La montée en puissance du deuxième couplet — "clang", "bang", les sens tordus, l'appel au mystique — donne l'impression d'assister à une trajectoire folle, celle d'un être qui cherchait l'intensité et l'a trouvée au-delà de ce qu'il pouvait supporter.
L'orbite et la chute
Le refrain est le cœur battant, et pourtant étrangement figé, de la chanson. "Spectral eyes, who let you get at the possessor in you ?" — c'est la question qu'on pose à ceux qui se sont laissé dévorer par leur propre vertige. Les "no entry signs", les panneaux d'interdiction, disent que plus rien ne passe, ni vers lui ni depuis lui. Et ce sourire céleste, "reckless", irresponsable jusque dans sa beauté, ne fait qu'aggraver le sentiment d'impuissance du narrateur : "there's nothing else we can do".
Il y a dans ce refrain quelque chose de l'ordre de la prière laïque, répétée comme pour conjurer une réalité qu'on ne peut pas changer.
La rêverie comme point de non-retour
Vers la fin, les yeux et le sourire prennent la parole eux-mêmes, ou presque. "Get the reverie" — entre dans la rêverie, laisse-toi aller — se répète en boucle comme une incantation, ou comme l'écho d'une voix qu'on n'entend plus vraiment. Ce n'est pas une invitation, c'est un constat : l'autre est déjà ailleurs, dans une rêverie dont il ne reviendra pas. La chanson ne se termine pas, elle s'efface, comme quelqu'un qui s'éloigne trop loin pour qu'on puisse encore le rappeler.