Paroles de la chanson Rio No Inverno par
Une aube lumineuse monte vers la Rocinha
Où tous ceux qui travaillent se lèvent madrugada
Tous les oiseaux de nuit planquent leur bazooka
Les escadrons d'la mort, ça prévient toujours pas
C'est sûrement Flamingo qui gagne le championnat
En entendant le monde chanter d'anciennes sambas
Qui dribblent et qui chaloupent comme les cariocas
Le pays du futur, tu n'as pas l'agenda
C'est Rio en hiver
Quand vient o sabador
Perdu dans les nuages
Corcovado s'endort
Où tous ceux qui travaillent se lèvent madrugada
Tous les oiseaux de nuit planquent leur bazooka
Les escadrons d'la mort, ça prévient toujours pas
C'est sûrement Flamingo qui gagne le championnat
En entendant le monde chanter d'anciennes sambas
Qui dribblent et qui chaloupent comme les cariocas
Le pays du futur, tu n'as pas l'agenda
C'est Rio en hiver
Quand vient o sabador
Perdu dans les nuages
Corcovado s'endort
La musique est lointaine
Les collines s'effacent
La mer qui disparaît
Est toujours à sa place
C'est Rio en hiver, brouillard sur la Rocinha
Beaucoup moins chaloupé que la dolce vita
Voir Orfeu Negro, danser capoeira
Contre les vieux démons et la paranoïa
Un seul équilibriste perché comme un oiseau
Sur les échafaudages des éternels travaux
Fait un dernier soleil en trébuchant du toit
Tombe devant l'autel à quelques pas de toi
C'est Rio en hiver
Quand vient o sabador
Perdu dans les nuages
Corcovado s'endort
Les collines s'effacent
La mer qui disparaît
Est toujours à sa place
C'est Rio en hiver, brouillard sur la Rocinha
Beaucoup moins chaloupé que la dolce vita
Voir Orfeu Negro, danser capoeira
Contre les vieux démons et la paranoïa
Un seul équilibriste perché comme un oiseau
Sur les échafaudages des éternels travaux
Fait un dernier soleil en trébuchant du toit
Tombe devant l'autel à quelques pas de toi
C'est Rio en hiver
Quand vient o sabador
Perdu dans les nuages
Corcovado s'endort
La musique est lointaine
Les collines s'effacent
La mer qui disparaît
Est toujours à sa place
C'est Rio en hiver
Quand vient o sabador
Perdu dans les nuages
Corcovado s'endort
La musique est lointaine
Les collines s'effacent
La mer qui disparaît
Est toujours à sa place
Les collines s'effacent
La mer qui disparaît
Est toujours à sa place
C'est Rio en hiver
Quand vient o sabador
Perdu dans les nuages
Corcovado s'endort
La musique est lointaine
Les collines s'effacent
La mer qui disparaît
Est toujours à sa place
Que racontent les paroles de la chanson Rio No Inverno de Bernard Lavilliers ?
Un samedi matin sur les hauteurs de la Rocinha
Imagine une aube qui monte doucement sur Rio, cette lumière particulière que connaissent ceux qui se lèvent avant les autres — les travailleurs, les madrugada, ceux dont la journée commence quand la nuit n'a pas encore fini de remballer ses armes. C'est dans cette heure-là que Lavilliers installe sa caméra. Pas du côté de la plage, pas du côté des cartes postales. Du côté de la Rocinha, la plus grande favela d'Amérique du Sud, où la beauté et la violence partagent le même escalier.
Des sambas qui dribblent contre des bazookas planqués
Ce qui frappe dans ce texte, c'est le refus de choisir. Lavilliers laisse coexister Flamengo et les escadrons de la mort, les cariocas qui chaloupent et ceux qui ne préviennent pas avant de frapper. Il y a quelque chose de profondément juste dans cette façon de décrire Rio sans en faire ni un enfer ni un paradis. "Le pays du futur, tu n'as pas l'agenda" — cette ligne dit tout d'un Brésil perpétuellement promis à lui-même, toujours en construction, jamais tout à fait arrivé. Et quand vient le refrain, le brouillard tombe sur la ville. Le Corcovado disparaît dans les nuages, la musique s'éloigne. Rio en hiver, c'est Rio sans son costume de carnaval — plus nu, plus vrai, et d'une certaine façon plus beau.
L'équilibriste et la chute
Puis arrive ce moment qui retient le souffle : un homme seul, perché sur des échafaudages, quelque part dans ce Rio éternel en travaux. Il trébuche. Il tombe "devant l'autel à quelques pas de toi". Cette mort ordinaire, presque silencieuse, au milieu du deuxième couplet, ne fait pas de bruit dans le texte — et c'est précisément ce qui la rend insupportable. Lavilliers ne s'apitoie pas, ne souligne pas. Il place juste la chute là, entre la capoeira et la paranoïa, et continue. Le refrain revient, inchangé. La mer qui disparaît est toujours à sa place. Rio absorbe tout, même ça. Surtout ça.
Imagine une aube qui monte doucement sur Rio, cette lumière particulière que connaissent ceux qui se lèvent avant les autres — les travailleurs, les madrugada, ceux dont la journée commence quand la nuit n'a pas encore fini de remballer ses armes. C'est dans cette heure-là que Lavilliers installe sa caméra. Pas du côté de la plage, pas du côté des cartes postales. Du côté de la Rocinha, la plus grande favela d'Amérique du Sud, où la beauté et la violence partagent le même escalier.
Des sambas qui dribblent contre des bazookas planqués
Ce qui frappe dans ce texte, c'est le refus de choisir. Lavilliers laisse coexister Flamengo et les escadrons de la mort, les cariocas qui chaloupent et ceux qui ne préviennent pas avant de frapper. Il y a quelque chose de profondément juste dans cette façon de décrire Rio sans en faire ni un enfer ni un paradis. "Le pays du futur, tu n'as pas l'agenda" — cette ligne dit tout d'un Brésil perpétuellement promis à lui-même, toujours en construction, jamais tout à fait arrivé. Et quand vient le refrain, le brouillard tombe sur la ville. Le Corcovado disparaît dans les nuages, la musique s'éloigne. Rio en hiver, c'est Rio sans son costume de carnaval — plus nu, plus vrai, et d'une certaine façon plus beau.
L'équilibriste et la chute
Puis arrive ce moment qui retient le souffle : un homme seul, perché sur des échafaudages, quelque part dans ce Rio éternel en travaux. Il trébuche. Il tombe "devant l'autel à quelques pas de toi". Cette mort ordinaire, presque silencieuse, au milieu du deuxième couplet, ne fait pas de bruit dans le texte — et c'est précisément ce qui la rend insupportable. Lavilliers ne s'apitoie pas, ne souligne pas. Il place juste la chute là, entre la capoeira et la paranoïa, et continue. Le refrain revient, inchangé. La mer qui disparaît est toujours à sa place. Rio absorbe tout, même ça. Surtout ça.