Paroles de la chanson Zina par
Lyoum rani maak ghadwa tani metmeni
Yekteb el maktoub w nkoun hdek
Ah ya kalbi chouf hwak win rmani
Fouk bhar safi b mwajou dani maah
Tebaa ryah lhoub w aandek hatni weda3ni
Wesani w kali hbibek ma tensah
Éééh zina, maderti Fina
Ana w kalbi hawesna alik ma lkina
Ahh ya zina, maderti fina
Ana w kalbi hawesna alik ma lkina
Kalouli khrejti f dlam, wa aliya sewalti
Fi ghyab lekmer bayounek dawiti
Kalouli alik nedjma, ya nedjma ma benti
Win kounti hada chhal, koulili alach hrebti
Yekteb el maktoub w nkoun hdek
Ah ya kalbi chouf hwak win rmani
Fouk bhar safi b mwajou dani maah
Tebaa ryah lhoub w aandek hatni weda3ni
Wesani w kali hbibek ma tensah
Éééh zina, maderti Fina
Ana w kalbi hawesna alik ma lkina
Ahh ya zina, maderti fina
Ana w kalbi hawesna alik ma lkina
Kalouli khrejti f dlam, wa aliya sewalti
Fi ghyab lekmer bayounek dawiti
Kalouli alik nedjma, ya nedjma ma benti
Win kounti hada chhal, koulili alach hrebti
Kalouli khrejti fedlam, waliya sewalti
Fi ghyab lekmer bayounek dawiti
Kalouli alik nedjma, nedjma ma benti
Win kounti hada chhal, koulili alach hrebti
Éééh zina maderti fina
Ana w kalbi hawesna alik ma lkina
Ahh ya zina maderti fina
Ana w kalbi hawesna alik ma lkina
Ya rebi moulay
Haleft ma nzid nsal ali hdjerni
W lain li bkat mouhal tsamahni
Alach ya kelbi hwak ghderni
Rani mejrouh chkoun li ydawini
Héé ya ryah wdi nghami
Smaahoum lahbib w yaaref hwali
Ééé ya zina efahmi lmaani
Amine rah rah wekel moulah laali
Éééh zina maderti fina
Ana w kelbi hawesna alik ma lkina
Ahh ya zina maderti fina
Ana w kelbi hawesna alik ma lkina
Que racontent les paroles de la chanson Zina de Babylone ?
Quand une voix cherche quelqu'un qui n'est plus là
Il y a dans Zina quelque chose qui ressemble à une lettre qu'on n'enverra jamais. Babylone commence doucement, presque à voix basse, comme si parler trop fort risquait de rendre l'absence encore plus réelle. Le narrateur s'adresse à une femme, Zina, dont le nom en arabe porte déjà en lui tout un monde de beauté — et c'est peut-être là le premier vertige du morceau : appeler quelqu'un par un mot qui veut dire "la belle", c'est l'avoir déjà perdue dans l'idéalisation.
Une errance entre hier et maintenant
La chanson avance comme une mémoire qui bute. On est "aujourd'hui" avec elle, "demain" on attend encore — le temps se dilate, refuse de trancher. Et puis viennent les témoins, ces voix extérieures qui racontent ce qu'ils ont vu : Zina qui sort dans le noir, ses yeux éclairant là où la lune ne suffit plus ("fi ghyab lekmer bayounek dawiti" — en l'absence de la lune, tes yeux m'illuminaient). C'est une image d'une douceur presque douloureuse. Elle était la lumière de substitution. Et elle est partie.
Ce que le vent doit porter
Ce qui touche dans Zina, c'est la façon dont la douleur cherche des relais. Le narrateur ne peut pas lui parler directement — alors il jure de ne plus la supplier, confie son chagrin au vent, demande aux amis de témoigner de son état. "Ya ryah wdi nghami" — ô vent, emporte mes mélodies. Il y a quelque chose de très ancien dans ce geste, presque comme une tradition orale qui remonterait loin dans la culture maghrébine, où la nature devient messagère quand les mots humains ne suffisent plus. Et le refrain revient, têtu, obsessionnel — "ana w kalbi hawesna alik ma lkina" (moi et mon cœur, nous t'avons cherchée, nous ne t'avons pas trouvée) — comme si répéter pouvait finir par faire apparaître ce qu'on a perdu.
Il y a dans Zina quelque chose qui ressemble à une lettre qu'on n'enverra jamais. Babylone commence doucement, presque à voix basse, comme si parler trop fort risquait de rendre l'absence encore plus réelle. Le narrateur s'adresse à une femme, Zina, dont le nom en arabe porte déjà en lui tout un monde de beauté — et c'est peut-être là le premier vertige du morceau : appeler quelqu'un par un mot qui veut dire "la belle", c'est l'avoir déjà perdue dans l'idéalisation.
Une errance entre hier et maintenant
La chanson avance comme une mémoire qui bute. On est "aujourd'hui" avec elle, "demain" on attend encore — le temps se dilate, refuse de trancher. Et puis viennent les témoins, ces voix extérieures qui racontent ce qu'ils ont vu : Zina qui sort dans le noir, ses yeux éclairant là où la lune ne suffit plus ("fi ghyab lekmer bayounek dawiti" — en l'absence de la lune, tes yeux m'illuminaient). C'est une image d'une douceur presque douloureuse. Elle était la lumière de substitution. Et elle est partie.
Ce que le vent doit porter
Ce qui touche dans Zina, c'est la façon dont la douleur cherche des relais. Le narrateur ne peut pas lui parler directement — alors il jure de ne plus la supplier, confie son chagrin au vent, demande aux amis de témoigner de son état. "Ya ryah wdi nghami" — ô vent, emporte mes mélodies. Il y a quelque chose de très ancien dans ce geste, presque comme une tradition orale qui remonterait loin dans la culture maghrébine, où la nature devient messagère quand les mots humains ne suffisent plus. Et le refrain revient, têtu, obsessionnel — "ana w kalbi hawesna alik ma lkina" (moi et mon cœur, nous t'avons cherchée, nous ne t'avons pas trouvée) — comme si répéter pouvait finir par faire apparaître ce qu'on a perdu.