Paroles de la chanson Purple Mantis par
Je n'ai pas d'arme létale
Nan rien que mes deux mains
J'me bats, j'suis toujours présent
Pour qu'il y ait juste un lendemain
Je parle cash sans détour
Que tu comprenne bien
Si Ibrahim était tué maintenant
Ce serait par ses voisins
Je veux mettre dans les coeurs
Tout ce qui m'a amené sur scène
Pour ne pas que le pas de l'oie
Toute cette peur succède
Et si je ne survis pas après cette envolée succincte
Nan rien que mes deux mains
J'me bats, j'suis toujours présent
Pour qu'il y ait juste un lendemain
Je parle cash sans détour
Que tu comprenne bien
Si Ibrahim était tué maintenant
Ce serait par ses voisins
Je veux mettre dans les coeurs
Tout ce qui m'a amené sur scène
Pour ne pas que le pas de l'oie
Toute cette peur succède
Et si je ne survis pas après cette envolée succincte
Il faudra pas pleurer si ton jardin part en sucette
Rare comme la mante pourpre
J'affronte tout leurs vents debout
T'entends ces tronçonneuses dans la forêt qui m'abrite
La culture qui survit c'est cassez vous tous aux abris
D'après eux la voie ne vaut moins que la pratique
Ils me parlent yeux dans le yeux avec un putain de strabisme
Il y a des limites à ce monde alors on coexiste
Les regarde et me demande à quoi servent mes poésies
J'évoque l'observation ne parle pas de prophétie
Rare comme la mante pourpre
J'affronte tout leurs vents debout
T'entends ces tronçonneuses dans la forêt qui m'abrite
La culture qui survit c'est cassez vous tous aux abris
D'après eux la voie ne vaut moins que la pratique
Ils me parlent yeux dans le yeux avec un putain de strabisme
Il y a des limites à ce monde alors on coexiste
Les regarde et me demande à quoi servent mes poésies
J'évoque l'observation ne parle pas de prophétie
Et si je dois en faire cette vie envoie des mauvais signes
Comme Daoud armé d'une fronde et d'une météorite
Je n'écoute que ma raison je m'en bats un peu de leurs théories
Le savoir c'est l'écran, nan tu t'es trompé de livre
Personne ne pourra voir dans le nuage malgré les millions de litres
Je me sens comme un mante pourpre
Autour aucune fleur pour me dissimuler
On sent comme une odeur de soufre
On voit le monde autour commence à vaciller
Je vis en respirant ce poison qu'ils recrachent dans les cieux
Comme Daoud armé d'une fronde et d'une météorite
Je n'écoute que ma raison je m'en bats un peu de leurs théories
Le savoir c'est l'écran, nan tu t'es trompé de livre
Personne ne pourra voir dans le nuage malgré les millions de litres
Je me sens comme un mante pourpre
Autour aucune fleur pour me dissimuler
On sent comme une odeur de soufre
On voit le monde autour commence à vaciller
Je vis en respirant ce poison qu'ils recrachent dans les cieux
Ils s’accommodent de ces gamines qui vendent leur corps pour vivre mieux
Les pires pervers se drapent d'un costume d'homme pieux
Œuvrent pour le diable en essayant de plaire a Dieu
C'est sûr la route est longue avec des arbres sur le sol
A très haute altitude on ne se trompe pas de vol
Les caisses, les fonds, le fric, en boucle sur leurs chaînes
C'est les chants de l'Histoire qui taffent debout avec des chaînes
En route pour le crépuscule
Grands Hommes destins minuscules
On colle des médailles sur ceux qui vendent l'homicide
Les pires pervers se drapent d'un costume d'homme pieux
Œuvrent pour le diable en essayant de plaire a Dieu
C'est sûr la route est longue avec des arbres sur le sol
A très haute altitude on ne se trompe pas de vol
Les caisses, les fonds, le fric, en boucle sur leurs chaînes
C'est les chants de l'Histoire qui taffent debout avec des chaînes
En route pour le crépuscule
Grands Hommes destins minuscules
On colle des médailles sur ceux qui vendent l'homicide
Ils balancent des missiles
Et je met dans le vent des missives
Le pouvoir, la guerre, les matières, l'égo
J'aiguise mes plumes, mes crocs, mes lames pour les bédos
La carrière je m'en tape si mon avis ne te sied pas
Tu n'as que le beat au sol, rampement comme fait d'arme
Croquis malaisant de jeunes âmes sur un trépied
Et je met dans le vent des missives
Le pouvoir, la guerre, les matières, l'égo
J'aiguise mes plumes, mes crocs, mes lames pour les bédos
La carrière je m'en tape si mon avis ne te sied pas
Tu n'as que le beat au sol, rampement comme fait d'arme
Croquis malaisant de jeunes âmes sur un trépied
Que racontent les paroles de la chanson Purple Mantis de Akhenaton ?
Seul dans la clairière
Il y a dans "Purple Mantis" quelque chose qui ressemble à un journal intime dicté à voix haute, dans le silence d'une forêt qu'on entend mourir. Les tronçonneuses tournent quelque part. L'odeur de soufre flotte. Et au milieu de tout ça, Akhenaton reste debout, les mains vides — "rien que mes deux mains" — à chercher pourquoi il fait encore ce métier, pourquoi il continue à mettre des mots sur des choses que personne ne lui demande vraiment d'écrire.
Le monde autour qui chancelle
On entre dans le morceau comme on entre dans la tête de quelqu'un qui pèse chaque mot avant de le lâcher. Pas de rage spectaculaire, pas de posture. Juste cette conscience troublante que tout vacille — la culture, les repères, les forêts qui abritaient encore quelque chose. "La culture qui survit c'est cassez vous tous aux abris" : la phrase sonne comme une alarme qu'on aurait préféré ne pas entendre. Akhenaton ne prétend pas avoir les réponses. Il dit lui-même qu'il évoque "l'observation", pas la prophétie. Ce distinguo est essentiel : il ne se pose pas en messie, il se pose en témoin.
Mante pourpre, fronde de Daoud
L'image de la mante pourpre revient deux fois dans le texte, et c'est là que le morceau trouve son souffle le plus beau. Cet insecte improbable, sans fleur pour se cacher, exposé à tous les vents — c'est Akhenaton lui-même. Rare, anachronique peut-être, mais debout. La référence à Daoud et sa fronde arrive comme un éclat de lumière dans le texte : pas besoin de grande armée ni de théories savantes, juste "ma raison" contre leurs certitudes strabiques. Il y a quelque chose de profondément méditerranéen dans cette façon de tenir, seul contre le courant, avec pour seule arme la clarté de son propre regard.
"Purple Mantis" n'est pas une chanson qui cherche à convaincre. Elle cherche à survivre — et c'est peut-être pour ça qu'elle reste longtemps après la dernière note.
Il y a dans "Purple Mantis" quelque chose qui ressemble à un journal intime dicté à voix haute, dans le silence d'une forêt qu'on entend mourir. Les tronçonneuses tournent quelque part. L'odeur de soufre flotte. Et au milieu de tout ça, Akhenaton reste debout, les mains vides — "rien que mes deux mains" — à chercher pourquoi il fait encore ce métier, pourquoi il continue à mettre des mots sur des choses que personne ne lui demande vraiment d'écrire.
Le monde autour qui chancelle
On entre dans le morceau comme on entre dans la tête de quelqu'un qui pèse chaque mot avant de le lâcher. Pas de rage spectaculaire, pas de posture. Juste cette conscience troublante que tout vacille — la culture, les repères, les forêts qui abritaient encore quelque chose. "La culture qui survit c'est cassez vous tous aux abris" : la phrase sonne comme une alarme qu'on aurait préféré ne pas entendre. Akhenaton ne prétend pas avoir les réponses. Il dit lui-même qu'il évoque "l'observation", pas la prophétie. Ce distinguo est essentiel : il ne se pose pas en messie, il se pose en témoin.
Mante pourpre, fronde de Daoud
L'image de la mante pourpre revient deux fois dans le texte, et c'est là que le morceau trouve son souffle le plus beau. Cet insecte improbable, sans fleur pour se cacher, exposé à tous les vents — c'est Akhenaton lui-même. Rare, anachronique peut-être, mais debout. La référence à Daoud et sa fronde arrive comme un éclat de lumière dans le texte : pas besoin de grande armée ni de théories savantes, juste "ma raison" contre leurs certitudes strabiques. Il y a quelque chose de profondément méditerranéen dans cette façon de tenir, seul contre le courant, avec pour seule arme la clarté de son propre regard.
"Purple Mantis" n'est pas une chanson qui cherche à convaincre. Elle cherche à survivre — et c'est peut-être pour ça qu'elle reste longtemps après la dernière note.