Paroles de la chanson Dès Que Le Vent Soufflera par
"C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Je m'souviens, un mardi
J'ai troqué mes santiag'
Et mon cuir un peu zone
contre une paire de dockside
Et un vieux ciré jaune,
J'ai déserté les crasses
Qui m'disaient : Sois prudent
La mer c'est dégueulasse
Les poissons baisent dedans !
Dès que le vent soufflera je repartira
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Je m'souviens, un mardi
J'ai troqué mes santiag'
Et mon cuir un peu zone
contre une paire de dockside
Et un vieux ciré jaune,
J'ai déserté les crasses
Qui m'disaient : Sois prudent
La mer c'est dégueulasse
Les poissons baisent dedans !
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
"C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Au dépourvu, tant pis...
J'ai eu si mal au coeur
Sur la mer en furie
Qu'j'ai vomi mon quatre-heures
Et mon minuit aussi.
J'me suis cogné partout
J'ai dormi dans des draps mouillés
Ca m'a coûté des sous
C'est d'la plaisance, c'est l'pied !
"C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Au dépourvu, tant pis...
J'ai eu si mal au coeur
Sur la mer en furie
Qu'j'ai vomi mon quatre-heures
Et mon minuit aussi.
J'me suis cogné partout
J'ai dormi dans des draps mouillés
Ca m'a coûté des sous
C'est d'la plaisance, c'est l'pied !
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme
Mais elle prend pas la femme
Qui préfère la campagne.
La mienne m'attend au port
Au bout de la jetée
L'horizon est bien mort
Dans ses yeux délavés,
Assise sur une bitte
D'amarrage, elle pleure
Son homme qui la quitte,
La mer c'est son malheur !
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme
Mais elle prend pas la femme
Qui préfère la campagne.
La mienne m'attend au port
Au bout de la jetée
L'horizon est bien mort
Dans ses yeux délavés,
Assise sur une bitte
D'amarrage, elle pleure
Son homme qui la quitte,
La mer c'est son malheur !
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
"C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Comme on prend un taxi...
Je f'rai le tour du monde
Pour voir à chaque étape
Si tous les gars du monde
Veulent bien m'lâcher la grappe,
J'irai z'aux quatre vents
Foutre un peu le boxon
Jamais les océans
N'oublieront mon prénom...
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
"C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Et mon bateau aussi...
Il est fier mon navire
Il est beau mon bateau
C'est un fameux trois-mâts
Fin comme un oiseau hisse ho !
Mais Tabarly, Pajeot
Kersauzon et Riguidel
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
"C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Et mon bateau aussi...
Il est fier mon navire
Il est beau mon bateau
C'est un fameux trois-mâts
Fin comme un oiseau hisse ho !
Mais Tabarly, Pajeot
Kersauzon et Riguidel
Naviguent pas sur des cageots
Ni sur des poubelles !
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
"C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Je m'souviens, un vendredi
Ne pleure plus ma mère
Ton fils est matelot
Ne pleure plus mon père
Je vis au fil de l'eau,
Regardez votre enfant
Ni sur des poubelles !
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
"C'est pas l'homme qui prend la mer
C'est la mer qui prend l'homme"
Moi la mer elle m'a pris
Je m'souviens, un vendredi
Ne pleure plus ma mère
Ton fils est matelot
Ne pleure plus mon père
Je vis au fil de l'eau,
Regardez votre enfant
Il est parti marin
Je sais c'est pas marrant
Mais c'était mon destin.
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
Je sais c'est pas marrant
Mais c'était mon destin.
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
Dès que le vent soufflera je repartira
Dès que les vents tourneront nous nous en allerons...
Que racontent les paroles de la chanson Dès Que Le Vent Soufflera de Renaud ?
Un mardi, la mer l'a pris
Il y a quelque chose d'irrésistible dans la façon dont Renaud raconte ça. Pas de grande décision solennelle, pas de rupture spectaculaire. Un mardi — ou un vendredi, la chanson s'amuse à se contredire — la mer l'a simplement pris. Comme on prend un taxi. Cette image, à la fois banale et vertigineuse, dit mieux que n'importe quel discours ce que c'est que de tomber amoureux de l'océan : ça ne se décide pas, ça arrive.
Renaud au grand large, les pieds dans l'eau
On connaissait le chanteur en blouson de cuir, défenseur des zonards et des marginaux de banlieue. Ici, il a rangé tout ça et enfilé un ciré jaune. Et pourtant, le personnage reste entier. Sa relation à la mer n'a rien de romantique au sens carte postale du terme — il est malade comme un chien dès les premières vagues, il se cogne, il claque son argent, et il adore ça. Il y a dans cette autodérision quelque chose de profondément attachant. Renaud ne se raconte pas en Tabarly, il cite d'ailleurs les grands navigateurs de l'époque — Kersauzon, Riguidel, Pajeot — pour mieux souligner la distance entre leur monde et le sien. Son bateau est "fier" et "beau", certes, mais la comparaison avec les cadors de la voile reste une façon de rire de lui-même.
Ceux qu'on laisse sur le quai
Mais ce qui fait vraiment la force de cette chanson, c'est qu'elle ne s'arrête pas à l'ivresse du départ. Il y a cette femme, au bout de la jetée, dont "l'horizon est bien mort dans ses yeux délavés". Renaud la voit, il ne l'oublie pas, il ne la condamne pas non plus. Il constate, simplement, qu'elle préfère la campagne — et que la mer, elle, ne prend pas les femmes comme ça. Puis il y a les parents, à qui il dit doucement de ne plus pleurer, parce que "c'était son destin". Le refrain revient en boucle, porté par une mélodie qui semble elle-même soufflée par le vent, et on finit par y croire : dès que le vent soufflera, il repartira. On lui en voudrait presque de nous embarquer aussi facilement.
Il y a quelque chose d'irrésistible dans la façon dont Renaud raconte ça. Pas de grande décision solennelle, pas de rupture spectaculaire. Un mardi — ou un vendredi, la chanson s'amuse à se contredire — la mer l'a simplement pris. Comme on prend un taxi. Cette image, à la fois banale et vertigineuse, dit mieux que n'importe quel discours ce que c'est que de tomber amoureux de l'océan : ça ne se décide pas, ça arrive.
Renaud au grand large, les pieds dans l'eau
On connaissait le chanteur en blouson de cuir, défenseur des zonards et des marginaux de banlieue. Ici, il a rangé tout ça et enfilé un ciré jaune. Et pourtant, le personnage reste entier. Sa relation à la mer n'a rien de romantique au sens carte postale du terme — il est malade comme un chien dès les premières vagues, il se cogne, il claque son argent, et il adore ça. Il y a dans cette autodérision quelque chose de profondément attachant. Renaud ne se raconte pas en Tabarly, il cite d'ailleurs les grands navigateurs de l'époque — Kersauzon, Riguidel, Pajeot — pour mieux souligner la distance entre leur monde et le sien. Son bateau est "fier" et "beau", certes, mais la comparaison avec les cadors de la voile reste une façon de rire de lui-même.
Ceux qu'on laisse sur le quai
Mais ce qui fait vraiment la force de cette chanson, c'est qu'elle ne s'arrête pas à l'ivresse du départ. Il y a cette femme, au bout de la jetée, dont "l'horizon est bien mort dans ses yeux délavés". Renaud la voit, il ne l'oublie pas, il ne la condamne pas non plus. Il constate, simplement, qu'elle préfère la campagne — et que la mer, elle, ne prend pas les femmes comme ça. Puis il y a les parents, à qui il dit doucement de ne plus pleurer, parce que "c'était son destin". Le refrain revient en boucle, porté par une mélodie qui semble elle-même soufflée par le vent, et on finit par y croire : dès que le vent soufflera, il repartira. On lui en voudrait presque de nous embarquer aussi facilement.