Paroles de la chanson Icare par H-Tône

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Paroles de la chanson Icare par H-Tône

Spéciale dédicace à la mythologie, et à la mythomanie, et à l'ami d'ton ami, et à la mi-figue mi-raisin... d'la colère...

Toujours des compromis, où compteront les courbettes
Si le compte est rond, promis, nous nous contenterons des miettes
Au nom des maîtres, de leurs lubies, leur indécence
Au nom des restes, à nos envies, au nom du vide et du plein d'essence
Au nom des cases où l'on s'empile, à celles qui nous manquent
À c'qui nous guide, c'qui nous quitte, c'qui nous ment
Aux verres à moitié vides, à ceux qui resteront fêlés
À ceux qui vont nous remplir et à ceux qu'on va dégueuler
Au poil de la bête qu'on aurait dû prendre
Aux mandales dans la tête que, peut-être, on aurait dû rendre
À c'qu'est piqué dans la caisse, c'qu'est chié d'dans
À la monnaie d'nos pièces, notre capacité d'encaissement
À tous les faux-départs qu'on s'est donné
Tous ces beaux espoirs dans lesquels on s'est cogné
Tous ces soirs où les choix qu'on a fait nous chicottaient
Et toutes ces fois où tout déçoit, si tant est qu'on les ait compté
Aux crises de nerfs, aux dents qui grincent, au temps qui craint
Aux gens qui brassent de l'air et au vent qui t'étreint
À c'qui t'éteint, c'qui t'écrase, c'que tu crois qui t'endurcit
Tout c'qui t'a quitté parce que t'es pas c'que tu crois ici

On fait semblant d'y croire
On fait semblant

On fait semblant d'y croire. La vérité, on la connaît
On descend comme Icare avant même d'avoir décollé
Des ailes de cire ? Que dalle. Ni des anges, ni des piafs
Alors pourquoi on apprécie autant l'étrangeté des cages ?
On fait semblant d'y croire. La vérité, on la connaît
On descend comme Icare avant même d'avoir décollé
Des ailes de cire ? Que dalle. Ni des anges, ni des piafs
Alors pourquoi on apprécie autant l'étrangeté ?

À ceux qui veulent s'barrer en courant, c'qui les en empêche
Ceux qui s'laissent porter par l'courant et ceux qui les pêchent
Aux hurlements des loups, ceux qui vont dans l'sens du vent
Au sérieux manque de goût et à l'appétence du ventre
Au prix de nos épaves, au pouvoir de nos pleurs
Aux cris de désespoir et à ceux du cœur
Aux « cause toujours ». Toujours aux causes dites
Au goût d'loose, aux coups d'flippe, aux coups d'blues, au goût d'shit
À c'qu'on n'aura pas, c'qui nous manque même plus
À nos rapaces et leurs repas, l'appétit qu'ils n'ont pas perdu
À c'qu'on aurait pu, c'qu'on ne rattrape
À c'qu'on ratera, une fois d'plus f'ra la coutume
À nos cerveaux en ruines, nos sentiments délabrés
À nos envies d'en rire ou à sa nécessité
À nos cécités dans lesquelles on croit s'abriter
Tout c'qui nous habitait et qu'a cessé d'exister

On fait semblant d'y croire
On fait semblant

On fait semblant d'y croire. La vérité, on la connaît
On descend comme Icare avant même d'avoir décollé
Des ailes de cire ? Que dalle. Ni des anges, ni des piafs
Alors pourquoi on apprécie tant l'étrangeté des cages ?
On fait semblant d'y croire. La vérité, on la connaît
On descend comme Icare avant même d'avoir décollé
Des ailes de cire ? Que dalle. Ni des anges, ni des piafs
Alors pourquoi on apprécie tant l'étrangeté des cages ?

À nos échecs passés, à ceux à v'nir
À tous nos déchets entassés qui s'entassent à n'en plus finir
C'qui nous est cher, cassé, c'qui nous empire
À nos défaites, c'qu'on s'est ramassé et c'qui va nous emplir
Ouais, tout ce dont on s'bat les c', tout c'qu'est bon dans c'ballet
Toutes nos errances pâles et grandes dalles, étranges galères
Tronches d'âne, éponges sales et domptable
Les constats, et donc, admettons qu'fallait qu'on crame
Des ailes qu'on n'a jamais eu ou qu'on aura jamais
Le ciel qui nous a déçus d'puis qu'on l'a fantasmé
Dans un sommeil qu'un matin viendra t'arracher
Mais pourquoi viser l'soleil avant d'apprendre à marcher ?

On fait semblant d'y croire
On fait semblant

On fait semblant d'y croire mais, la vérité, c'est d'la merde
On descend comme Icare sans même avoir quitté la terre
Des ailes de cire ? Que dalle. Ni des anges, ni des piafs
Et, pourtant, on apprécie l'étrangeté des cages
On fait semblant d'y croire mais, la vérité, c'est d'la merde
On descend comme Icare sans même avoir quitté la terre
Des ailes de cire ? Que dalle. Ni des anges, ni des piafs
Et, pourtant, on apprécie l'étrangeté des cages

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