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Paroles de la chanson In the Absence of Grace par Europe

Album : Come This Madness

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Paroles de la chanson In the Absence of Grace par

Where is that child?
Where has that love gone?
The kind that never made us walk alone
Where is that faith?
And where's that light gone?
The kind that always seemed to lead us home
In the absence of grace, charm and compassion
Now who's gonna save the world?

When a clown moves into a castle
He does not become a king
Instead the castle turns into a circus

In a nation of lies, truth becomes treason
Now who's gonna save the world?
Oh, you've made a fool of yourself

Que racontent les paroles de la chanson In the Absence of Grace de Europe ?

Quand le château devient cirque

Il y a des chansons qui ne cherchent pas à vous séduire. Elles arrivent directement, sèches, sans fioritures, avec quelque chose à dire — et tant pis si ça dérange. "In the Absence of Grace" d'Europe est de celles-là. Pas de refrain accrocheur pensé pour les radios, pas de solo de guitare spectaculaire : juste un texte qui regarde le monde en face et dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.

Tout commence dans un registre presque mélancolique, presque spirituel. La voix de Joey Tempest cherche quelque chose de perdu — une lumière, une foi, "the kind that always seemed to lead us home" (ce genre de lumière qui semblait toujours nous ramener à la maison). On est dans la nostalgie d'un monde qui aurait eu une boussole morale. Une époque où la grâce, la compassion, le charme — dans le sens noble du terme — guidaient encore les hommes. Aujourd'hui, ces mots sonnent presque comme des archaïsmes.

L'entrée en scène du clown

Puis le ton change. Arrive l'image qui fait tout basculer : un clown qui s'installe dans un château. L'Europe du groupe suédois n'est pas celle des cartes postales — c'est celle qui regarde les États-Unis avec une inquiétude teintée d'incrédulité. La métaphore du château transformé en cirque dit en une seule phrase ce que des éditorialistes ont mis des années à formuler : le pouvoir ne transforme pas celui qui n'est pas à sa hauteur, c'est lui qui avilit le pouvoir.

Ce qui rend le texte particulièrement fort, c'est son refus du manichéisme facile. La question "who's gonna save the world?" n'est pas un appel au super-héros. Elle sonne plutôt comme un reproche adressé à tout le monde — à ceux qui regardent, à ceux qui ont laissé faire, à ceux qui ont même applaudi.

Un verdict sans recours

La dernière ligne tombe comme un couperet : "Oh, you've made a fool of yourself". Pas de grands discours, pas de morale appuyée. Juste cette phrase, presque murmurée, qui condense tout. Europe a toujours su manier l'ellipse quand il le fallait. Ici, ils laissent le silence faire le reste.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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