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Paroles de la chanson A MiLLiON DAGGERS par

It makes me feel like a zombie
And I I can't feel anything
What would it take, a million daggers

What would it take, a million daggers
To make me feel something (Thing)
Nothing you say would even matter
The way that it used to, babe

I need somethin' stronger
Baby, can you keep me high a little longer?
(God, I hate it when it ends)
And I wanna hold you
But it's hard to when my eyes are glazin' over
(Why do I end where you begin?)
Had me in between your teeth
I miss the way I'd bleed
(Just put me out of my misery)

What would it take, a million daggers
To make me feel something (Thing)
Nothing you say would even matter
The way that it used to, babe (The way that it used to)
What would it take, a million daggers
To make me feel something (Thing)
Nothing you say would even matter (Nothing you say)
The way that it used to, babe (The way that it used to)

Oh, love, don't you wish I could cry?
'Cause then you could make it alright
Oh, love, don't you wish I would cry?
('Cause then you could make it alright)

What would it take, a million daggers (Million daggers)
To make me feel something (Thing)
Nothing you say (Nothing you say) would even matter (Would even matter)
The way that it used to (The way that it used to)
What would it take, a million daggers (What would it take, a million daggers)
To make me feel something (Feel something, thing)
Nothing you say would even matter (Nothing you say, would even matter)
The way that it used to, babe (The way that it used to, a million, a million)

What would it take, a million daggers, million
Nothing you say, it really don't matter
Really do-don't, really don't

Que racontent les paroles de la chanson A MiLLiON DAGGERS de Ella Boh ?

Quand on n'arrive plus à saigner

Il y a des chansons qui parlent de chagrin, et puis il y a celles qui parlent de quelque chose de bien plus effrayant : l'impossibilité du chagrin. "A MiLLiON DAGGERS" d'Ella Boh appartient à cette deuxième catégorie, et c'est ce qui la rend si étrange et si juste à la fois.

Tout commence avec cette image d'une femme qui se décrit comme un zombie — pas morte, pas vivante, quelque part entre les deux, incapable de ressentir quoi que ce soit. À côté d'elle, il y a quelqu'un. Un amour, une présence, une chaleur. Et pourtant rien ne passe. Les mots de l'autre glissent, les gestes ne laissent aucune trace. Elle lui pose la question, presque en le défiant : qu'est-ce qu'il faudrait, un million de poignards ?

Le vertige d'une relation qui ne suffit plus

Ce qui rend la chanson troublante, c'est qu'elle ne raconte pas une rupture. Elle raconte quelque chose de plus insidieux — une présence qui ne nourrit plus, un amour qui était peut-être suffisant avant et qui ne l'est plus. Elle lui demande encore de la garder "high un peu plus longtemps", comme on prolonge un rêve qu'on sait déjà perdu. Les yeux qui se voilent, les bras qui voudraient tenir mais ne tiennent plus. Et cette phrase qui fait mal : "Why do I end where you begin ?" — pourquoi est-ce que je disparais là où tu commences ?

Le silence derrière les larmes qui ne viennent pas

Vers la fin, Ella Boh retourne la situation avec une douceur presque cruelle. Elle s'adresse à lui directement, "Oh, love, don't you wish I could cry ?" — tu voudrais tellement que je pleure, parce qu'alors tu saurais quoi faire, tu pourrais être le héros de cette histoire. Mais les larmes ne viennent pas. L'engourdissement est total. Et les derniers mots de la chanson se décomposent, se répètent, perdent leur sens — "it really don't matter, really don't" — comme si le langage lui-même abandonnait la partie. Il ne reste que le silence, et la question sans réponse.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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