Paroles de la chanson Carry On par
Days warm, nights cold
Sometimes I do walk alone
Down paths where no one goes I roam
I go slow, I ain't running
I get close, feel it in my bones
Down paths where no one goes
Some days I am getting cold and
Some nights I do walk alone
Moonlight drawing silent roads I go on
Some days I am getting cold and
Some nights I do walk alone
But I pledge I will carry on
Time's hard, high hopes
Through times forgotten door
Sometimes I do walk alone
Down paths where no one goes I roam
I go slow, I ain't running
I get close, feel it in my bones
Down paths where no one goes
Some days I am getting cold and
Some nights I do walk alone
Moonlight drawing silent roads I go on
Some days I am getting cold and
Some nights I do walk alone
But I pledge I will carry on
Time's hard, high hopes
Through times forgotten door
Down paths where no one goes I roam
Past dreams, the river stole
Oh where wind forgets to blow
Down paths where no one goes
Some days I am getting cold and
Some nights I do walk alone
Moonlight drawing silent roads I go on
Some days I am getting cold and
Some nights I do walk alone
But I pledge I will carry on
Carry on
Carry on
Past dreams, the river stole
Oh where wind forgets to blow
Down paths where no one goes
Some days I am getting cold and
Some nights I do walk alone
Moonlight drawing silent roads I go on
Some days I am getting cold and
Some nights I do walk alone
But I pledge I will carry on
Carry on
Carry on
Que racontent les paroles de la chanson Carry On de Broken Back ?
Marcher seul sous la lune
Il y a des chansons qui ressemblent à des promenades nocturnes. "Carry On" de Broken Back est de celles-là. On la reçoit comme on reçoit l'air frais d'une nuit de fin d'été — une légère morsure, mais rien d'hostile. Juste cette sensation d'être seul dans le monde, et de s'y sentir, finalement, presque bien.
Le narrateur marche. C'est à peu près tout ce qu'il fait, et c'est suffisant pour raconter quelque chose d'essentiel. Il emprunte des chemins que personne n'emprunte, il avance sans se presser — "I go slow, I ain't running" ("je vais lentement, je ne cours pas") — comme si l'urgence était le problème des autres. Autour de lui, le paysage est à la fois concret et flottant : la lune dessine des routes silencieuses, le vent a oublié de souffler quelque part, et des rêves anciens ont été emportés par une rivière. On est dans un univers qui doit autant au folk américain qu'aux grandes plaines intérieures.
Le froid qui s'installe, le pas qui continue
Ce qui rend la chanson touchante, c'est l'honnêteté de son propos. Il ne prétend pas aller bien. "Some days I am getting cold" ("certains jours je me refroidis") — et cette froideur-là n'est pas météorologique, c'est celle du doute, de la fatigue, peut-être du deuil de quelque chose qu'on ne nomme jamais explicitement. Les rêves volés par la rivière, la porte d'un temps oublié — tout ça suggère des pertes sans les exhiber. Broken Back laisse les blancs là où ils doivent être.
Et pourtant, il y a ce mot : "pledge". Une promesse. Pas une fanfare, pas un poing levé. Juste la décision tranquille de continuer. "But I pledge I will carry on" sonne comme quelque chose qu'on se dit à soi-même dans le noir, quand personne n'écoute. Puis la chanson se referme sur ce seul mot répété, "carry on", deux fois, comme une respiration. C'est peu. C'est exactement assez.
Il y a des chansons qui ressemblent à des promenades nocturnes. "Carry On" de Broken Back est de celles-là. On la reçoit comme on reçoit l'air frais d'une nuit de fin d'été — une légère morsure, mais rien d'hostile. Juste cette sensation d'être seul dans le monde, et de s'y sentir, finalement, presque bien.
Le narrateur marche. C'est à peu près tout ce qu'il fait, et c'est suffisant pour raconter quelque chose d'essentiel. Il emprunte des chemins que personne n'emprunte, il avance sans se presser — "I go slow, I ain't running" ("je vais lentement, je ne cours pas") — comme si l'urgence était le problème des autres. Autour de lui, le paysage est à la fois concret et flottant : la lune dessine des routes silencieuses, le vent a oublié de souffler quelque part, et des rêves anciens ont été emportés par une rivière. On est dans un univers qui doit autant au folk américain qu'aux grandes plaines intérieures.
Le froid qui s'installe, le pas qui continue
Ce qui rend la chanson touchante, c'est l'honnêteté de son propos. Il ne prétend pas aller bien. "Some days I am getting cold" ("certains jours je me refroidis") — et cette froideur-là n'est pas météorologique, c'est celle du doute, de la fatigue, peut-être du deuil de quelque chose qu'on ne nomme jamais explicitement. Les rêves volés par la rivière, la porte d'un temps oublié — tout ça suggère des pertes sans les exhiber. Broken Back laisse les blancs là où ils doivent être.
Et pourtant, il y a ce mot : "pledge". Une promesse. Pas une fanfare, pas un poing levé. Juste la décision tranquille de continuer. "But I pledge I will carry on" sonne comme quelque chose qu'on se dit à soi-même dans le noir, quand personne n'écoute. Puis la chanson se referme sur ce seul mot répété, "carry on", deux fois, comme une respiration. C'est peu. C'est exactement assez.