Paroles de la chanson Next Time par
Next time I sing a ballad
And they say that I'm too pop
What the hell - if it gets me to the top
Next time I'll be handsome
Or pretty at least
I will have big muscles - I'll lay on the beach
Next time I'll paint pictures
Like a real Van Gogh
Wear little black hats - hang my cigarettes so low
Sit in French cafes
Drinking French Pernod
Next time gigolo - Next time we go
Next time, next time, next time, ooh next time, next time
And they say that I'm too pop
What the hell - if it gets me to the top
Next time I'll be handsome
Or pretty at least
I will have big muscles - I'll lay on the beach
Next time I'll paint pictures
Like a real Van Gogh
Wear little black hats - hang my cigarettes so low
Sit in French cafes
Drinking French Pernod
Next time gigolo - Next time we go
Next time, next time, next time, ooh next time, next time
Next time I'll be full blooded
'Stead of half-cherokee
I'll put on my warpaint - and they'll listen to me
Next time I'll tell my mama
With a baby on my knee (Say gay)
I'll sweep and clean and dress my dream - kick that broke down washing machine
Next time, next time, next time, ooh next time, next time
Next time I'll be kinder
And I'll be tougher too
I won't worry half as much - and neither will you
But for now I've got to go
On and strut my stuff
I'll sing my song and swing along - Tomorrow I'll be better off
Next time, next time, next time, ooh next time, next time
No, no next time
Wop, bob a loo bop bam
Next time
Anyone here seen Ray Charles?
James Brown
Next time, next time, next time, ooh next time, next time
No, no next time
Wop, bob a loo bop bam
Next time
Anyone here seen Ray Charles?
James Brown
Que racontent les paroles de la chanson Next Time de Boy George ?
Tout ce qu'il ne sera jamais, et c'est très bien ainsi
Il y a quelque chose de délicieusement décalé dans l'idée de Boy George — l'homme aux turbans colorés, au maquillage outrancier, à la voix de velours — qui nous annonce qu'il sera musclé et bronzé sur une plage "la prochaine fois". On sourit. C'est exactement ce qu'il cherche.
"Next Time" se déroule comme une liste de vœux pieux que personne ne croit vraiment, surtout pas celui qui les formule. Le narrateur se rêve en Van Gogh bohème, attablé dans un café français avec son Pernod et son béret, ou en guerrier cherokee enduit de peinture de guerre — "and they'll listen to me" (et ils m'écouteront). Cette parenthèse dit tout : ce n'est pas tant une envie de changer que la frustration d'un homme qui peine à se faire entendre tel qu'il est.
La douceur du prochain coup
Au fil des couplets, le ton glisse imperceptiblement. On passe de la farce à quelque chose de plus intime. La mention presque chuchotée de vouloir avouer à sa mère — "say gay" — tranche avec le reste par sa brutalité tranquille. Boy George n'en fait pas un drame, il l'insère entre deux images burlesques, comme on glisse une vérité entre deux blagues pour qu'elle passe mieux. C'est une technique qu'il a toujours maîtrisée : mettre le sérieux là où on ne l'attend pas.
Et puis vient le dernier couplet, celui qui change tout. Finis les fantasmes : "for now I've got to go on and strut my stuff" — traduction approximative, il faut y aller, continuer à faire le show, chanter sa chanson. Demain sera peut-être différent. Mais ce soir, il y a une scène.
Une ode à l'imparfait
La chanson se clôt sur une question lancée dans le vide — "Anyone here seen Ray Charles? James Brown" — comme si ces noms suffisaient à expliquer pourquoi tout ça vaut la peine. Derrière l'humour et les promesses en l'air, "Next Time" ressemble à une déclaration d'amour à l'imperfection, à la vie telle qu'elle est plutôt que telle qu'on l'imagine. Boy George ne sera jamais le beau gosse de plage. Il sera Boy George. Et c'est largement suffisant.
Il y a quelque chose de délicieusement décalé dans l'idée de Boy George — l'homme aux turbans colorés, au maquillage outrancier, à la voix de velours — qui nous annonce qu'il sera musclé et bronzé sur une plage "la prochaine fois". On sourit. C'est exactement ce qu'il cherche.
"Next Time" se déroule comme une liste de vœux pieux que personne ne croit vraiment, surtout pas celui qui les formule. Le narrateur se rêve en Van Gogh bohème, attablé dans un café français avec son Pernod et son béret, ou en guerrier cherokee enduit de peinture de guerre — "and they'll listen to me" (et ils m'écouteront). Cette parenthèse dit tout : ce n'est pas tant une envie de changer que la frustration d'un homme qui peine à se faire entendre tel qu'il est.
La douceur du prochain coup
Au fil des couplets, le ton glisse imperceptiblement. On passe de la farce à quelque chose de plus intime. La mention presque chuchotée de vouloir avouer à sa mère — "say gay" — tranche avec le reste par sa brutalité tranquille. Boy George n'en fait pas un drame, il l'insère entre deux images burlesques, comme on glisse une vérité entre deux blagues pour qu'elle passe mieux. C'est une technique qu'il a toujours maîtrisée : mettre le sérieux là où on ne l'attend pas.
Et puis vient le dernier couplet, celui qui change tout. Finis les fantasmes : "for now I've got to go on and strut my stuff" — traduction approximative, il faut y aller, continuer à faire le show, chanter sa chanson. Demain sera peut-être différent. Mais ce soir, il y a une scène.
Une ode à l'imparfait
La chanson se clôt sur une question lancée dans le vide — "Anyone here seen Ray Charles? James Brown" — comme si ces noms suffisaient à expliquer pourquoi tout ça vaut la peine. Derrière l'humour et les promesses en l'air, "Next Time" ressemble à une déclaration d'amour à l'imperfection, à la vie telle qu'elle est plutôt que telle qu'on l'imagine. Boy George ne sera jamais le beau gosse de plage. Il sera Boy George. Et c'est largement suffisant.