Paroles de la chanson Mario par
Il me regarde et ses yeux brillent
J'ai ma guitare entre les bras
Je joue des notes qui scintillent
Voilà
C'est un après-midi de plomb
On sortira dans quelques heures
Quand le soleil à l'horizon
Aura cette étrange couleur
Même les pensées les plus secrètes
Je suis sûr que tu les comprends
Même les failles indiscrètes
Tu les sens
Il est féroce quand il perd
J'ai ma guitare entre les bras
Je joue des notes qui scintillent
Voilà
C'est un après-midi de plomb
On sortira dans quelques heures
Quand le soleil à l'horizon
Aura cette étrange couleur
Même les pensées les plus secrètes
Je suis sûr que tu les comprends
Même les failles indiscrètes
Tu les sens
Il est féroce quand il perd
Et ne rapporte jamais rien
Il fait la gueule, il est trop fier
Il revient
Pour aller dans l'ancienne enfance
Pas de laisse et pas de collier
Pas de mal et pas d'innocence
Pas encore de chaîne à briser
Nos courses folles sur les plages
Abandonnées pour nous l'hiver
Et ce sourire incomparable
Ce grand mystère
Nous rentrions, fourbus, trempés
On dégageait la même odeur
Fameuse odeur de chien mouillé
Avec la chaleur
Il fait la gueule, il est trop fier
Il revient
Pour aller dans l'ancienne enfance
Pas de laisse et pas de collier
Pas de mal et pas d'innocence
Pas encore de chaîne à briser
Nos courses folles sur les plages
Abandonnées pour nous l'hiver
Et ce sourire incomparable
Ce grand mystère
Nous rentrions, fourbus, trempés
On dégageait la même odeur
Fameuse odeur de chien mouillé
Avec la chaleur
Il a un succès fou partout
Il reste fidèle et s'en fout
Il ne dort que d'un œil, alors
Il est déjà là quand on sort
Regard brûlant comme la braise
Pose sa truffe sur ma main
Deux ou trois notes qui apaisent
On sortira demain
Il me regarde et ses yeux brillent
J'ai ma guitare entre les bras
Je joue des notes qui scintillent
Et te voilà
Que racontent les paroles de la chanson Mario de Bernard Lavilliers ?
La truffe posée sur la main
Il y a des après-midis de plomb, ces heures où le temps semble suspendu, où l'on attend que le soleil prenne cette couleur étrange pour enfin sortir. C'est dans cet espace-là, dans cette attente douce, que Bernard Lavilliers nous emmène avec "Mario". Une guitare entre les bras, un regard qui brille en face de lui — et toute une chanson qui va naître de ce silence partagé.
On ne sait pas tout de suite. Les premiers couplets installent une présence mystérieuse, quelqu'un qui comprend les pensées secrètes, qui sent les failles sans qu'on les nomme. Quelqu'un de fier, de têtu, qui "fait la gueule" quand ça ne va pas mais revient toujours. Et puis le voile se lève doucement, par la "truffe" posée sur la main, par "l'odeur de chien mouillé" partagée après les courses sur la plage — Mario est un chien. Mais à ce stade du récit, la révélation ne fait que confirmer ce qu'on ressentait déjà : cette relation-là est profonde, réelle, irréductible à une simple anecdote domestique.
Courses folles et notes qui apaisent
Lavilliers raconte une amitié dans ce qu'elle a de physique et d'absolu. Les plages désertes en hiver, les deux corps fourbus qui rentrent en dégageant la même odeur, le sourire incomparable d'un animal qui vous attend — tout cela forme un tableau d'une intimité rare. "Il a un succès fou partout / il reste fidèle et s'en fout" : la loyauté de Mario n'est pas calculée, elle ne cherche pas à impressionner. Elle est là, simplement, comme une évidence.
Ce qui rend la chanson si touchante, c'est peut-être cette image finale — la guitare qui revient, les notes qui scintillent, et "et te voilà". Un seul mot de différence avec l'ouverture, mais il change tout. La chanson n'est plus une description : elle devient une invocation. Lavilliers joue, et Mario apparaît. Entre un homme, son chien et sa musique, il n'en faut pas davantage pour tenir le monde à distance.
Il y a des après-midis de plomb, ces heures où le temps semble suspendu, où l'on attend que le soleil prenne cette couleur étrange pour enfin sortir. C'est dans cet espace-là, dans cette attente douce, que Bernard Lavilliers nous emmène avec "Mario". Une guitare entre les bras, un regard qui brille en face de lui — et toute une chanson qui va naître de ce silence partagé.
On ne sait pas tout de suite. Les premiers couplets installent une présence mystérieuse, quelqu'un qui comprend les pensées secrètes, qui sent les failles sans qu'on les nomme. Quelqu'un de fier, de têtu, qui "fait la gueule" quand ça ne va pas mais revient toujours. Et puis le voile se lève doucement, par la "truffe" posée sur la main, par "l'odeur de chien mouillé" partagée après les courses sur la plage — Mario est un chien. Mais à ce stade du récit, la révélation ne fait que confirmer ce qu'on ressentait déjà : cette relation-là est profonde, réelle, irréductible à une simple anecdote domestique.
Courses folles et notes qui apaisent
Lavilliers raconte une amitié dans ce qu'elle a de physique et d'absolu. Les plages désertes en hiver, les deux corps fourbus qui rentrent en dégageant la même odeur, le sourire incomparable d'un animal qui vous attend — tout cela forme un tableau d'une intimité rare. "Il a un succès fou partout / il reste fidèle et s'en fout" : la loyauté de Mario n'est pas calculée, elle ne cherche pas à impressionner. Elle est là, simplement, comme une évidence.
Ce qui rend la chanson si touchante, c'est peut-être cette image finale — la guitare qui revient, les notes qui scintillent, et "et te voilà". Un seul mot de différence avec l'ouverture, mais il change tout. La chanson n'est plus une description : elle devient une invocation. Lavilliers joue, et Mario apparaît. Entre un homme, son chien et sa musique, il n'en faut pas davantage pour tenir le monde à distance.