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Paroles de la chanson Santiano par Hugues Aufray

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Auteur :
Jacques Plante
Compositeur :
David Louis Fisher
Éditeur :
Warner Chappell Music France

Paroles de Jacques PLANTE
Musique de David louis FISHER
© WARNER CHAPPELL MUSIC FRANCE - 0

Paroles de la chanson Santiano par

C´est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau
Hissez haut Santiano !
Dix huit nœuds, quatre cents tonneaux
Je suis fier d´y être matelot

Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hissez haut Santiano !
Si Dieu veut toujours droit devant,
Nous irons jusqu’à San Francisco

Je pars pour de longs mois en laissant Margot
Hissez haut Santiano !
D´y penser j´avais le cœur gros
En doublant les feux de Saint-Malo

Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hissez haut Santiano !
Si Dieu veut toujours droit devant,
Nous irons jusqu’à San Francisco

On prétend que là-bas l´argent coule à flots
Hissez haut Santiano !
On trouve l´or au fond des ruisseaux
J´en ramènerai plusieurs lingots

Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hissez haut Santiano !
Si Dieu veut toujours droit devant,
Nous irons jusqu’à San Francisco

Un jour, je reviendrai chargé de cadeaux
Hissez haut Santiano !
Au pays, j´irai voir Margot
A son doigt, je passerai l´anneau

Tiens bon le cap et tiens bon le flot
Hissez haut Santiano !
Sur la mer qui fait le gros dos,
Nous irons jusqu’à San Francisco

Que racontent les paroles de la chanson Santiano de Hugues Aufray ?

Le vent dans les voiles et Margot sur le cœur

Il suffit d'entendre les premières mesures pour sentir le pont tanguer sous les pieds. Santiano, c'est une de ces chansons qui vous embarquent sans prévenir — et Hugues Aufray, avec sa voix franche et ce refrain qui appelle à la réponse, réussit quelque chose d'assez rare : faire ressentir à des gens qui n'ont jamais mis le pied sur un trois-mâts ce que c'est que de partir vers l'inconnu.

Saint-Malo derrière, San Francisco devant

L'histoire commence à quai, ou presque. Un matelot monte à bord d'un navire dont il est visiblement fier — « fin comme un oiseau », dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux — et tandis que le bateau double les feux de Saint-Malo, il pense à Margot. C'est là que la chanson prend sa vraie dimension : derrière le chant collectif, la cadence virile du « hissez haut », se cache un homme qui souffre de partir. Il y a quelque chose de profondément humain dans cet aveu glissé entre deux couplets de bravoure. Le rêve de fortune qui l'attire vers la Californie — l'or dans les ruisseaux, les lingots promis — ressemble à une justification autant qu'à un désir. Comme si traverser l'Atlantique valait mieux que de rester sans le sou.

L'anneau au bout du voyage

Mais ce qui rend Santiano inoubliable, c'est sa résolution. Le marin ne part pas pour fuir : il part pour revenir. « Un jour, je reviendrai chargé de cadeaux » — et cette promesse faite à Margot, l'anneau qu'il lui passera au doigt, transforme toute l'aventure en acte d'amour différé. Le voyage devient une déclaration. La mer n'est plus seulement un espace de liberté ou de danger, elle est le chemin qu'on accepte de traverser pour mériter quelqu'un. Et le refrain qui martèle « toujours droit devant » prend alors une couleur nouvelle — c'est moins un ordre de navigation qu'une promesse tenue contre vents et courants.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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