Paroles de la chanson Tous Les Cris Les S.o.s par
Comme un fou va jeter à la mer
Des bouteilles vides et puis espère
Qu’on pourra lire à travers
SOS écrit avec de l’air
Pour te dire que je me sens seul
Je dessine à l’encre vide un désert
Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j’envoie
Difficile d’appeler au secours
Des bouteilles vides et puis espère
Qu’on pourra lire à travers
SOS écrit avec de l’air
Pour te dire que je me sens seul
Je dessine à l’encre vide un désert
Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j’envoie
Difficile d’appeler au secours
Quand tant de drames nous oppressent
Et les larmes nouées de stress
Etouffent un peu plus les cris d’amour
De ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
Disparaissent
Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j’envoie
Tous les cris les SOS
Partent dans les airs
Dans l’eau laissent une trace
Et les larmes nouées de stress
Etouffent un peu plus les cris d’amour
De ceux qui sont dans la faiblesse
Et dans un dernier espoir
Disparaissent
Et je cours
Je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent
Comme des lianes nouées de tresses
Sans comprendre la détresse
Des mots que j’envoie
Tous les cris les SOS
Partent dans les airs
Dans l’eau laissent une trace
Dont les écumes font la beauté
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d’étoile sur les rochers
Et j’ai ramassé les bouts de verre
J’ai recollé tous les morceaux
Tout était clair comme de l’eau
Contre le passé y a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau
Reste à faire
Et je cours…
Pris dans leur vaisseau de verre
Les messages luttent
Mais les vagues les ramènent
En pierres d’étoile sur les rochers
Et j’ai ramassé les bouts de verre
J’ai recollé tous les morceaux
Tout était clair comme de l’eau
Contre le passé y a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau
Reste à faire
Et je cours…
Que racontent les paroles de la chanson Tous Les Cris Les S.o.s de Daniel Balavoine ?
Une bouteille jetée à la mer, et personne sur le rivage
Il y a des chansons qui ressemblent à des cris lancés dans une pièce vide. "Tous les cris les SOS" est de celles-là. Balavoine ouvre avec l'image d'un fou — le mot est lâché sans détour — qui jette des bouteilles à la mer dans l'espoir que quelqu'un, quelque part, déchiffre ce qu'il y a inscrit dedans. Sauf que le message est écrit avec de l'air. Avec du rien. Dès la première strophe, on comprend que cette chanson parle de l'impossibilité même de communiquer sa propre souffrance.
Courir sans jamais arriver nulle part
Ce qui frappe ensuite, c'est le rythme. Le narrateur court — littéralement, le mot revient comme une respiration haletante entre les couplets. Il se raccroche à la vie, se noie dans le bruit des autres, cherche dans la foule une forme de salut. Mais les corps qui l'entourent sont comme des lianes : ils serrent sans soutenir. Balavoine décrit avec une précision troublante cette forme d'étouffement silencieux, celui des gens qui souffrent sans que personne autour ne le remarque vraiment. "Les larmes nouées de stress étouffent un peu plus les cris d'amour" — la phrase dit tout : plus on a besoin d'aide, moins on arrive à l'appeler.
Ramasser les éclats et regarder devant
Vers la fin, quelque chose change de ton. Les bouteilles se sont brisées sur les rochers, les messages sont devenus des "pierres d'étoile" — perdus, mais d'une certaine beauté. Et le narrateur se baisse, ramasse les bouts de verre, recolle les morceaux. Ce geste patient, presque obstiné, dit qu'il reste quelque chose après la catastrophe. Pas une guérison miraculeuse, pas une réconciliation avec le passé — "contre le passé y a rien à faire" — mais une direction, un futur à inventer. "Dans un monde où le plus beau reste à faire" : c'est la phrase qui reste, suspendue, comme une promesse fragile que Balavoine tend à ceux qui ont su l'entendre.
Il y a des chansons qui ressemblent à des cris lancés dans une pièce vide. "Tous les cris les SOS" est de celles-là. Balavoine ouvre avec l'image d'un fou — le mot est lâché sans détour — qui jette des bouteilles à la mer dans l'espoir que quelqu'un, quelque part, déchiffre ce qu'il y a inscrit dedans. Sauf que le message est écrit avec de l'air. Avec du rien. Dès la première strophe, on comprend que cette chanson parle de l'impossibilité même de communiquer sa propre souffrance.
Courir sans jamais arriver nulle part
Ce qui frappe ensuite, c'est le rythme. Le narrateur court — littéralement, le mot revient comme une respiration haletante entre les couplets. Il se raccroche à la vie, se noie dans le bruit des autres, cherche dans la foule une forme de salut. Mais les corps qui l'entourent sont comme des lianes : ils serrent sans soutenir. Balavoine décrit avec une précision troublante cette forme d'étouffement silencieux, celui des gens qui souffrent sans que personne autour ne le remarque vraiment. "Les larmes nouées de stress étouffent un peu plus les cris d'amour" — la phrase dit tout : plus on a besoin d'aide, moins on arrive à l'appeler.
Ramasser les éclats et regarder devant
Vers la fin, quelque chose change de ton. Les bouteilles se sont brisées sur les rochers, les messages sont devenus des "pierres d'étoile" — perdus, mais d'une certaine beauté. Et le narrateur se baisse, ramasse les bouts de verre, recolle les morceaux. Ce geste patient, presque obstiné, dit qu'il reste quelque chose après la catastrophe. Pas une guérison miraculeuse, pas une réconciliation avec le passé — "contre le passé y a rien à faire" — mais une direction, un futur à inventer. "Dans un monde où le plus beau reste à faire" : c'est la phrase qui reste, suspendue, comme une promesse fragile que Balavoine tend à ceux qui ont su l'entendre.