Paroles de la chanson J'prends un verre par Lynda Lemay

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Paroles de la chanson J'prends un verre par Lynda Lemay

J'prends un verre
Parce que sinon, j'ose pas plonger
J'ai une impression de danger
C'est trop profond, j'ose pas m'mouiller
Mes opinions savent pas nager

J'prends un verre
C'est ma façon d'communiquer
Je mets du vin sur mes idées
Et j'ai moins peur de m'impliquer
Dans les discussions compliquées

J'prends un verre
Parce que sinon j'reste dans mon coin
À regarder les gens de loin
Se faire des drames avec des riens
Se faire du charme, puis du chagrin

J'prends un verre
Parce que sinon j'réalise trop
La dimension de mon cœur gros
Devant le vide des mots doux
Que les menteurs ont dans les joues

J'prends un verre
Et j'dois avouer qu'j'en bois beaucoup
Faut bien m'dénouer le creux du cou
Faut bien parler pour ne rien dire
Faut bien rester pour ne pas fuir

Parce que sinon ben moi j'fais quoi
Je parle à travers quel chapeau
Je peste contre quel temps froid
Ou je me plains de quel temps chaud

J'prends un verre
Ça me permet de mieux voir flou
Je boirais même certains soirs
Jusqu'à ne plus tenir debout
Un peu d'ailleurs comme mon histoire

J'prends un verre
Parce que quand j'arrête de trinquer
J'sais pas quoi faire de mes dix doigts
J'me cherche des plats pour mettre mes pieds
J'me cherche des pièges pour mettre mes pas

J'prends un verre
Car la sobriété m'affecte
Et me ralentit les réflexes
Lorsque j'divertis les copains
Jusqu'aux p'tites heures du matin

J'prends un verre
Car ça m'déride l'intérieur
Et en général ça m'déclenche
Un genre d'élan de bonne humeur
Qui m'donne envie d'bouger les hanches

J'prends un verre
Parce que sinon j'resterais chez moi
Emmitouflée dans mon silence
Très honnêtement, j'vois pas pourquoi
J'foulerais à jeun une piste de danse

Voyez-vous
Si j'suis sortie d'mes années sobres
C'est pour me déboucher la vie
Depuis c'temps-là qu'j'ai une belle robe
Et qu'j'ai des arômes de fruits

J'prends un verre
Et j'ai dû en prendre un million
Depuis ce jour de mes treize ans
Où j'ai plongé mon p'tit menton
Au creux d'la coupe de ma maman

Ce jour-là
Où j'suis tombée dans la potion
Et qu'dans une gorgée mémorable
J'suis sortie de mon p'tit cocon
Et j'suis devenue, disons, sociable

Le vrai bonheur, c'est personnel
Mais ça m'tente pas d'rester toute seule
Alors pour vivre au pluriel
J'ai appris à m'soûler la gueule
Y a bien longtemps que j' mesure plus
Le bon et le mauvais d'la chose
Pour moi l'malheur, ben ça s'dilue
Et le bonheur, ben ça s'arrose
Et ça agit comme du sirop
Et ça m'guérit d'ma solitude
Faut bien qu'j'me mêle au grand troupeau
Faut bien que j'bêle des trucs absurdes
Oh je m'en cache pas, mes noyades
M'ont bien souvent sauvée d'la vie
Souffrir est pire qu'être malade
Autant choisir la maladie

Et j'ai le foie qui crie au s'cours
Et lentement, ma robe s'use
Ça pourra pas durer toujours
Cette belle ivresse dont j'abuse

Faut que j'remonte à la surface
Que je retourne dans mon coin
Que je m'éloigne, que je m'efface
Que j'dise au r'voir à mes copains

Finalement
La conclusion de ma vie brève
Je la vivrai en toute conscience
Je serai celle qui observe
Et ça m'rappellera mon enfance

Je s'rai seule
Je serai nue pour mon grand bal
Serai à sec dans ma carafe
J'irai danser dans les étoiles
Et je n'aurai plus jamais soif

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