Paroles de la chanson Ma Cabane Au Bord Du Periph par Kalune

Paroles de Kalune
Musique de Kalune, Adrien FAUVEL, Rosivaldo CORDEIRO
© ZAMORA PUBLISHING - 2018

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Paroles de la chanson Ma Cabane Au Bord Du Periph par Kalune

Le jour se lève sur le périphérique
C'est l'heure pour vous d'aller travailler je crois
De vous entasser dans vos boites en plastique
Vous êtes tous drôlement bien habillés
Et moi, vous me voyez pas vraiment
Je suis sur mon talus dans mon petit logement classé insalubre
Laissé sur l'étagère, un livre jamais lu
Salut, on est lundi, c'est le jour de la Lune
Je la regarde pour vous, du haut de mon tas d'herbe
Elle vous dit qu'elle vous aime, mais moi je vous emmerde
Je vous demande pas le geste, ni de tendre la main
Je me sers dans vos restes et ça me suffit bien
Vous vous ressemblez tous, conformes et réguliers
Vous vous ressemblez trop pour être singuliers
Moi je vous vois courir sur une Terre qui s'essouffle
Et vouloir réussir dans un Monde qui échoue...

"Si tu veux la vérité....
J'aime pas beaucoup les gens...
D'ailleurs, ils me le rendent bien..."

Parfois le Monde autour me semble si agressif
J'ai construit ma cabane au bord du périph
Et si le coeur des gens ressemble à un récif
Je vis dans ma cabane au bord du périph

Je déteste Paris, y'a des humains partout
Qui se déplacent en groupe dans des cars de touristes
Et des mômes pas riches venus de je n'sais où
Pour tirer quatre sous de leurs perches à selfies
Y'a ces gens qui passent, font semblant d'être heureux
Mais rien ne brille en eux à part le cuir de leurs godasses
Regardes-les qui tremblent, derrière leur carapace
Ce monde est dégueulasse et nous, on lui ressemble
À l'heure où les gens dorment, les copains tisent encore
Et je pose sur le monde un regard misanthrope
Quand sur le pont Marie s'embrassent deux amoureux
J'me dis que leur "Je t'aime" sont des jeux d'anges heureux
Attirés par ce qui brille, les humains restent les mêmes
Et de toute façon ils détestent les chenilles, ces cons
Puis ils courent s'extasier devant des papillons

Parfois le Monde autour me semble si agressif
J'ai construit ma cabane au bord du périph
Et si le coeur des gens ressemble à un récif
Je vis dans ma cabane au bord du périph

Un rythme frénétique, un amour désuet
Dis-moi qui te finance, je te dirai qui tu es
Ou comment lire l'avenir dans un verre de whisky
Pas plus empathique que ne l'était Bukowski
Je lis Toulouse Larose, quand le monde me dégoûte
Ici, "la vérité sort de la bouche des égouts"
Et face aux certitudes, moi je propose le doute
Plus je connais les hommes et plus j'aime les cailloux
Vous allez tout détruire, à cette vitesse là
T'façon j'crois plus en nous depuis la mort de Tesla
Comme tout ce qui nous vient, et qui un jour repart
Votre argent, vous ne le mangerez pas
Je vous vois jouer le jeu de la soumission
Des fois, j'me demande lequel de nous n'a pas de coeur
Les bourgeois, c'est comme les citrons
C'est attirant, ça sent bon, mais c'est acide à l'intérieur....

Parfois le Monde autour me semble si agressif
J'ai construit ma cabane au bord du périph
Et si le coeur des gens ressemble à un récif
Je vis dans ma cabane au bord du périph

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