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Paroles de la chanson Le Chasseur par Michel Delpech

Auteur :
Jean-Michel Rivat, Michel Delpech
Compositeur :
Michel Albert Louis Pelay
Éditeur :
Warner Chappell Music France

Paroles de la chanson Le Chasseur par

Il était cinq heures du matin
On avançait dans les marais
Couverts de brume
J'avais mon fusil dans les mains
Un passereau prenait au loin
De l'altitude
Les chiens pressés marchaient devant
Dans les roseaux

Par dessus l'étang
Soudain j'ai vu
Passer les oies sauvages
Elles s'en allaient
Vers le midi
La Méditerranée

Un vol de perdreaux
Par dessus les champs
Montait dans les nuages
La forêt chantait
Le soleil brillait
Au bout des marécages

Avec mon fusil dans les mains
Au fond de moi je me sentais
Un peu coupable
Alors je suis parti tout seul
J'ai emmené mon épagneul
En promenade
Je regardais
Le bleu du ciel
Et j'étais bien

Par dessus l'étang
Soudain j'ai vu
Passer des oies sauvages
Elles s'en allaient
Vers le midi
La Méditerranée

Un vol de perdreaux
Par dessus les champs
Montait dans les nuages
La forêt chantait
Le soleil brillait
Au bout des marécages

Et tous ces oiseaux
Qui étaient si bien
Là-haut dans les nuages
J'aurais bien aimé les accompagner
Au bout de leur voyage

Oui tous ces oiseaux
Qui étaient si bien
Là-haut dans les nuages
J'aurais bien aimer les accompagner
Au bout de leur voyage

Que racontent les paroles de la chanson Le Chasseur de Michel Delpech ?

Un matin de novembre quelque part dans les marais

Imaginez l'humidité froide de cinq heures du matin, la brume qui colle aux roseaux, les chiens qui trottinent devant sans attendre. C'est dans ce décor très concret, presque sentable, que Michel Delpech installe son personnage — un chasseur comme il en existe des milliers, fusil en bandoulière, qui s'avance dans les marécages avec l'intention que l'on devine.

Mais la chasse n'aura pas lieu, ou plutôt elle se transforme en quelque chose d'inattendu. Car à peine le décor planté, les oiseaux arrivent — pas comme des proies, mais comme une vision. Les oies sauvages passent au-dessus de l'étang, "elles s'en allaient vers le midi, la Méditerranée", et quelque chose se fissure dans la certitude du chasseur. Il y a dans ces vers une grâce presque involontaire : Delpech ne cherche pas l'effet poétique, il observe, et c'est précisément pour ça que ça touche.

Poser le fusil

Le moment le plus beau de la chanson est aussi le plus simple. L'homme avoue, à voix basse, qu'il se sent "un peu coupable". Pas honteux, pas converti — juste légèrement décalé par rapport à ce qu'il est censé faire là. Alors il s'éloigne du groupe, laisse ses compagnons à leur affaire, et se retrouve seul avec son épagneul et le bleu du ciel. "Et j'étais bien" : trois mots qui sonnent comme une évidence retrouvée après des années de bruit.

L'envie d'un autre voyage

Ce qui rend Le Chasseur si attachant, c'est ce qu'il ne dit pas vraiment mais laisse entendre dans les dernières strophes. Ces oiseaux qui volent si haut, si libres, si loin — le narrateur ne veut plus les tuer, il voudrait les suivre. "J'aurais bien aimé les accompagner au bout de leur voyage" : il y a là une nostalgie douce-amère, un désir d'envol qui dépasse largement la scène de chasse. Delpech parle peut-être de bien autre chose — de cette vie qu'on mène sans trop savoir pourquoi, et de ce matin où, pour une fois, on a levé les yeux.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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